Pré-agenda des courses 2019

  • Diableret trail blanc : mars 2019
  • Cyclotour du Léman : mai 2019
  • Triathlon de Sion : juin 2019
  • Triathlon de Spiez : juin 2019
  • Triathlon de la Gruyère : juin 2019
  • Triathlon de Genève : juillet 2019
  • Triathlon de St-Moritz : août 2019
  • Triathlon de Locarno : septembre 2019
  • Triathlon d’Yverdon : septembre 2019
  • Trail Vallée de Joux : octobre 2019
  • Trotteuse-Tissot : décembre 2019

La plupart des dates n’ont pas encore été fixées et certaines courses tomberont certainement à l’eau, mais voici celles que je souhaiterais faire l’année prochaine.

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Renaissance

Bonjour à toutes et tous,

Gros changements sur le blog ! Nouveau nom, nouveau logo et nouveau design à venir. J’ai décidé d’écrire spécialement sur ma passion du sport et de la santé.

Sur ce, je vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures sportives !

Bilan d’une première saison de triathlon

Après m’être posée beaucoup, mais vraiment beaucoup de questions sur comment gérer ce type de course, comment manger, comment faire mes transitions, comment ne pas me noyer, comment ne pas finir rouge comme une tomate à l’arrivée, comment éviter la fameuse diarrhée du sportif d’endurance, comment faire pipi quand on est une fille et qu’on porte une trifonction (une pièce évidemment), comment préparer son sac,… voici venu le temps du bilan ET des réponses, petit bilan qui pourrait s’avérer utile pour tous les débutants comme moi !

Bref, en février 2017 (4 mois après mes débuts en course à pied), je m’ennuie déjà et j’ai besoin de plus, beaucoup plus et c’est là que j’ai commencé à m’intéresser au triathlon, c’est un sport qui m’a toujours impressionnée et comme beaucoup de monde, je pensais que seul les fous furieux en faisaient. Faux ! C’est vrai quand on va voir uniquement le départ de la catégorie Elite, vous savez, les meilleurs qui représentent fièrement leurs pays… Les pros quoi !

Le triathlon, ce n’est pas seulement le fameux label Ironman. L’Ironman est au triathlète ce que le marathon est au coureur ! Et tout triathlète qui a terminé un Ironman a été un poussin en short distance dans son passé. Il faut bien commencer quelque part 😀

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Je ne savais pas nager, je détestais le vélo de route et je courais comme une limace (ce qui est toujours le cas aujourd’hui) mais soyons fous ! En regardant des vidéos sur Youtube, je me suis lancée en autodidacte en natation. Ce fut difficile car c’est clairement le sport le plus technique des 3. Quand j’ai enfin compris qu’il fallait expirer sous l’eau, j’ai réussi à faire des longueurs de 25 m sans m’asphyxier (au bout de 3 mois…). Je me suis inscrite en club de triathlon, le TRYverdon, un club super sympa et dont les membres sont super forts (ils cumulent les podiums dans toutes les catégories). Donc quand j’ai fait mon premier entraînement natation avec eux, j’en ai tellement roté que j’ai presque failli abandonner l’idée de faire du triathlon. Le niveau était tellement haut pour moi et mes faibles bases que c’était juste pas possible. Je me suis alors inscrite en septembre 2017 au Cercle des Nageurs d’Yverdon (CNY) et là, j’ai vraiment appris à nager grâce à notre coach Roland. J’ai rapidement pris confiance en mois et j’ai progressé non seulement en crawl, mais aussi en dos et en brasse coulée (même si je déteste ces nages). Il ne me reste plus qu’à apprendre le papillon, la culbute et le plongeon sans perdre mes lunettes… Bref, il y a encore du taff…

En juillet 2017, j’ai fait l’acquisition de mon vélo de course et je me suis lancée sur la route. Les premiers kilomètres à côté des voitures étaient assez stressant pour moi qui avait plutôt l’habitude des chemins de forêt, mais là aussi, j’ai très vite pris un plaisir de malade et j’ai découvert qu’en fait, j’adore ce sport qui est aujourd’hui mon point fort, même si je dois continuer de l’améliorer.

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En juin 2018, me voilà plus ou moins prête pour mon premier triathlon short distance (500 m de natation, 20 km de vélo et 5 km de course à pied) à la Vallée de Joux. Mais d’abord, revenons-en à mes fameuses questions.

  1. Comment préparer mon sac pour la zone de transition ?Pour Noël, mon chéri m’a offert le sac de transition Z3ROD. C’est un sac super cool avec plein de compartiments pour ranger toutes les affaires dont on a besoin. Même s’il fait pinpin sur les courses, je l’adore. Je l’ai customisé avec un lapin crétin, symbole qui me caractérise assez bien 😀 Mais bon, sur un triathlon, il est très difficile d’obtenir la médaille du pinpin puisque le niveau est souvent très élevé 😀 Il y a un dicton qui dit : « Les garçons jouent au foot, les hommes jouent au rugby et les dieux font du triathlon ». Certains l’ont pris au mot 😀 Combien de fois j’ai pulvérisé un mec (même pas une fille) avec un vélo de triathlon à plus de 5000 balles et un casque aéro alors qu’il ne devait même pas dépasser les 20 km/h au plat… Le jour où je m’offre un vélo de triathlon, c’est quand j’aurai fini au minimum 5e au scratch d’une course, c’est à dire dans longtemps. Et tant mieux pour mon porte-monnaie 😀Sans titre
    Au départ, j’ai fait exactement comme le mec qui présente le sac Z3ROD sur Youtube, j’ai mis plein de trucs inutiles… comme un marqueur noir (c’est peut-être utile si tu fais l’Ironman de Nice mais sur le triathlon de la Vallée de Joux, c’est très discutable… D’ailleurs, au Triathlon de Lausanne et de Morat, on n’a même pas été marqués…). Je ne prends pas la grosse pompe à vélo puisque je contrôle toujours mes roues avant de partir et surtout, j’ai une petite pompe à main sur mon vélo en cas de crevaison (que j’ai déjà eu l’occasion de tester en condition réelle…) et je ne vide pas mon armoire pour l’après-course car en général, mes courses se déroulent à max 1h de voiture de chez moi (ou du camping ou du logement Airbnb). Je me fiche donc bien de rester en trifonction jusqu’à la douche et de puer des pieds dans mes chaussures de running (mode glamour off). Donc pour un short distance, voilà ce que j’emporte, de la natation à la couse à pied, sachant que j’ai déjà enfilé ma trifonction, mes baskets de running et mon pull pour avoir chaud avant la course :

    Une combinaison néoprène
    Un bonnet de secours
    Une paire de lunettes de natation
    Un sac plastique pour enfiler plus facilement ma combi
    Un petit linge ultra fin (qu’on trouve chez DK pour pas cher) pour se poser pendant les transitions.

    Un vélo (ça peut être utile)
    Un casque
    Une paire de lunettes
    Une ceinture porte-dossard (accessoire primordial !)
    Des chaussures de vélo (ou vos chaussures de running si vous n’avez pas les pédales automatiques). En ce qui concerne les chaussures de vélo qui est déjà un sujet épineux en triathlon pour ce qui concerne le temps de transition, perso je déteste les chaussures de vélo de route, les cales sont hyper fragiles, tu marches comme un pingu et tu risques de te casser la tronche sur les terrains accidentés (ce qui est souvent le cas) et une chose est certaine, ce n’est pas fait pour courir… Les expérimentés (ou les pinpins) utilisent évidemment les chaussures de triathlon (avec languette pour attacher l’élastique qui bloquera le pédalier pendant la course de transition) mais les débutants gagneront tout autant de temps à utiliser des chaussures de VTT. C’est toujours ça de moins à se relever après une bonne croûtée.
    Deux gourdes (une remplie d’eau et l’autre avec une boisson de sport, évidemment, ça reste personnel).
    Une sacoche de cadre (très pratique pour ranger mes gels, pâtes de fruits,…).
    Une sacoche de selle pour ranger le matériel de crevaison (ce sont des choses qui arrivent mais sachant qu’il me faut, par manque d’expérience, 20 minutes pour changer une roue, pour ma part, en short distance, autant abandonner même si c’est rageant…).
    Une pompe à main

    Une casquette ou une visière
    Une paire de lunettes (quoique j’hésite franchement à courir avec mes lunettes de vélo, ça ferait un truc de moins à embarquer…)
    Une paire de chaussures de running

    Un petit tube de crème solaire
    – Du talc
    – Huile de massage à l’arnica
    – Une petite pharmacie de secours

    Je ne mets pas de chaussettes pendant la course. Je mets du talc dans mes chaussures de vélo et de course à pied et ça va très bien pour du short distance. Je n’ai jamais eu de cloques sur ma saison de triathlon, surtout depuis que je porte des chaussures qui me conviennent parfaitement (les Brooks Pureflow 6) et c’est du temps de gagné très facilement pendant les transitions. Un truc que j’ai tout de suite acheté, c’est la trifonction. On peut évidemment nager en maillot de bain, enfiler un short et un t-shirt pour le vélo et la course à pied mais franchement, c’est tellement pratique de pouvoir faire tous les sports avec le même vêtement et quel temps de gagner pendant les transitions ! En plus, on en trouve a moins de 50.- . C’est vraiment un excellent investissement si vous souhaitez vous lancer dans ce sport à long terme.

    Si vraiment il annonce moche le jour de la course et que je risque de finir tremper du début à la fin, je laisse des habits de rechange dans ma voiture. Je n’ai pas eu à le faire cette année car il a fait beau sur toutes mes courses 🙂

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    Mon sac beaucoup trop rempli
  2. Est-ce que mon énorme sac est autorisé sur la zone de transition et comment préparer mes affaires ?Ça c’était vraiment la question qui me faisait le plus flipper. J’ai vu beaucoup de vidéo Youtube de type « Ironman » où tu as droit à de simples sacs en plastiques, et très peu sur des courses « normales ». Je me demandais si je devrais laisser mon sac dans un vestiaire, comment protéger mes affaires du vol (téléphone, clés de voiture, porte-monnaie,…). J’ai vu pas mal de personnes poser des caisses en plastique sur leur zone de transition. Ok, un sac de commission ou une boîte de rangement en plastique peuvent faire l’affaire mais si comme moi, tu gares ta voiture à 1 voir 2 km de la zone de transition ou pire, que tu te déplaces en train avec tout ton barda et que tu enfourches en toute logique ton vélo pour t’y rendre, un bon sac à dos est largement préférable, pratique ET confortable. Sur les 4 courses que j’ai faites cette année, j’ai pu poser sans problème mon énorme sac Z3ROD à côté de mon vélo… Je laisse mon téléphone dans la voiture, je planque ma clé de voiture et je n’emporte que 10 .- dans mon sac si jamais j’ai un petit creux. Mais je n’ai jamais utilisé d’argent lors d’un triathlon puisqu’en principe, je rentre tout de suite après et que bien souvent, le seul aliment qu’on te proposait à la fin de la course est carné, pas fifou pour un sportif végétarien…20180915_084919_HDR

    Pour ce qui est de la préparation de ma place, j’ai un rituel très simple :

    – Je place mon vélo et ensuite mon gros sac juste à côté (presque en-dessous de ma roue arrière), tout au fond de ma place (parfois c’est hyper serré). Il ne faut pas oublier de mettre une vitesse facile pour le départ à vélo. Ce serait con de devoir pédaler comme un forçat sur du plat…
    – Sur mon sac, je pose ma visière ainsi que mes lunettes de course à pied
    – Devant mon sac, je pose ma petite serviette sur laquelle je pose mes chaussures de vélo et de course à pied, que j’aurai préalablement bien ouvertes afin de les enfiler facilement.
    – Sur mes prolongateurs, je pose, dans l’ordre où je vais les mettre, mes lunettes de vélo, mon casque et ma ceinture porte-dossard (sur la photo, on voit bien comment j’ai posé tout ça).
    – Les ravitaillements sont placés dans la sacoche de cadre et ma gourde est prête. Il n’y a plus qu’à !

    Dès que tu sors de l’eau, tu enlèves le haut de la combi. Tu enlèves le reste vers le vélo et tu peux simplement la poser sur la barre du vélo pour qu’elle sèche (ou sinon tu la balances par terre si tu veux gagner 2 secondes…). J’ai jamais eu besoin de vaseline pour pouvoir enlever la combi plus facilement, ça passe tiptop, même avec une grosse Suunto au poignet et une puce de chronométrage à la cheville et non, contrairement à ce que je croyais, elle ne s’est pas déchirée à leur passage… Pour ce qui est d’en mettre autour du cou et des bras, c’est préconisé quand tu nages dans l’eau salée pour éviter les irritations et les brûlures. J’ai nagé 1h en lac avec ma combi sans m’arrêter et je n’ai souffert d’aucun frottement au cou ni ailleurs. Comme je nage uniquement en lac (ou en rivière) et que j’ai une sainte horreur des méduses et des requins blancs, je ne pense pas que j’en aurai besoin un jour…

    Environ 200 m avant l’arrivée vélo, je décroche partiellement mes chaussures pour gagner un peu de temps. Et c’est parti pour la course à pied. Attention, j’ai déjà vu des gens qui faisaient le vélo avec leur bonnet de bain sous le casque (si si) ou même courir avec le casque vélo. C’est pas interdit mais bon, niveau confort, faut l’assumer 😀 C’est pourquoi je préfère prendre mon temps en transition 😀 Le dossard se porte en arrière sur la partie vélo et à l’avant pour la course à pied (on en a pas besoin pour la natation).

    Lors du retrait de votre dossard, on va vous donner un sachet contenant votre dossard, un bonnet de bain, la puce de chronométrage, un autocollant portant votre numéro pour la tige de selle ainsi que 3 autres pour le casque (ainsi que votre prix souvenir). Encore une fois, chaque triathlon fait à sa sauce. Par exemple à Morat, pas d’autocollant pour le casque.

    Pour la partie suivante, il m’a fallu 2 courses pour que ça entre dans ma tête et que je ne fasse pas des bouchons au check-in : Avant même de vous présenter à l’entrée de la zone de transition avec votre vélo, posez tous vos autocollants au bon endroit sur le casque et le vélo. Mettez votre casque sur la tête et fermez-le, n’oubliez pas de mettre votre puce de chronométrage à votre cheville et gardez votre dossard dans les mains. Les juges vont vérifier votre vélo, en particulier si les cintres et les prolongateurs sont bien fermés avec des bouchons. Si vous êtes en ordre, ça passe tout seul. Il faut encore veiller à la longueur des prolongateurs. Si le drafting est interdit, pas de souci à se faire sinon, les prolongateurs ne doivent pas dépasser les cocottes et doivent être pontés.

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    Pour course avec drafting, c’est comme ç
  3. Est-ce que je vais me noyer en natation ?En principe pas.Moi, j’avais une trouille bleue de nager en eau libre. C’est vrai que les carreaux de la piscine sont très réconfortants mais malheureusement, le triathlon se passe généralement en lac, rivière ou mer, même si on trouve des triathlons en piscine (perso, ça ne m’attire pas du tout). Ma peur principale et hyper stupide : me trouver face à face avec un brochet ou tout autre gros poisson avec des dents, et en lac, ils pullulent. Genre me faire bouffer un orteil ou me faire arracher le nez, me faire pincer par une écrevisse ! C’est complètement con mais c’était mon petit délire à moi. Je ne vous cache pas qu’il m’a fallu un baptême de plongée pour me rendre compte que les brochets ont bien plus peur de nous que nous d’eux… Et je vous laisse imaginer comment ils doivent déguerpir à 500 m quand un troupeau de 200 nageurs s’élance en même temps… Avant de faire mon baptême de plongée, et ça peut paraître curieux, il fallait que l’eau soit absolument opaque et qu’on n’y voit que dalle ! Au moins, j’étais sûre de ne pas voir de poisson. J’ai fait un seul triathlon dans ces conditions et j’ai pourtant tout nagé sur le dos. L’eau opaque quand tu nages seul, c’est cool, mais quand tu pars avec 200 pelés, tu ne vois non plus pas les pieds et les bras qui t’arrivent dessus et ça, c’est flippant, car croyez-moi, les autres ne se gênent pas pour vous nager dessus… Les autres, c’est le mal !Donc mon conseil pour vos premiers triathlons, peu importe la transparence de l’eau et même si vous croyez qu’une mémé, c’est inoffensif (ce sont les pires et elles vont vous déglinguer !), partez sur le côté et encore mieux, à l’arrière sur le côté. Vous aurez tout le temps de dépasser ceux qui nagent moins vite que vous. En appliquant ce conseil, mes 3 derniers triathlons se sont magnifiquement bien déroulés. Une natation en état de stress, il n’y a rien de pire pour vous gâcher une course. L’idée de base est quand même de se faire plaisir. Autre conseil, éviter de se mouiller 2 minutes avant le départ… Nager tranquillou une dizaine de minutes avant le départ pour apprivoiser les lieux, s’acclimater à la température de l’eau, visionner le fond et se mettre en condition peut s’avérer salvateur. A Morat, c’était très difficile de s’échauffer dans l’eau. Du coup, je me suis simplement laissée flotter dans l’eau, histoire de faire rentrer l’eau dans la combi mais surtout, j’ai fait plusieurs expirations avec la tête sous l’eau, pour ne pas être « choquée » au départ. Et c’est passé comme une lettre à la poste. Oubliez le coup de feu, imaginez que vous êtes seul (même si c’est pas facile) et nagez comme vous le feriez normalement.

    D’autres auront peur des algues, ce qui était mon cas. Mais encore une fois, nager régulièrement en lac, si possible dans une eau où prolifère ce genre de flore (je ne peux que vous conseiller Yverdon 😀 ), va fortement vous aider. A Morat, j’ai eu le plaisir infini de nager dans les roseaux après avoir dévié de ma trajectoire. Maintenant je me sens capable de nager au milieu d’une plantation de spaghettis géants et d’une horde de mémé en furie…

  4. Et les questions pipi-caca ?En général, il y a des toilettes sur le lieu du triathlon. Sauf que ceux qui les utilisent n’ont pas peur de se chopper une infection. Les toilettes chimiques, miam ! Quand tu vois un amas d’étrons et de PQ flotter à la surface de ce sur quoi tu es censé déverser ton divin pipi, je te jure que moi perso, ça me coupe direct l’envie d’uriner…La minute scientifique : l’urine n’est pas sale (c’est vraiment un truc à savoir quand tu te promènes au milieu de 200 personnes dans une eau étrangement tiédasse.

    L’urine est un liquide neutre qui a été l’un des premiers désinfectants. Mais l’urine est avant tout un indicateur du bon fonctionnement de nos organes. Dans un litre d’urine, il y a surtout de l’eau (950 g), mais aussi des sels minéraux (11 g de chlorures, 3 g de phosphates, 11 g de sulfates), diverses matières organiques (4 g), de l’urée (25 g) et des pigments biliaires (0,05 g d’urobiline). Ces derniers donnent d’ailleurs aux urines leur couleur jaune. Un jaune foncé quand on n’a pas beaucoup bu et jaune clair quand les urines sont diluées. L’urine a des vertus plus ou moins connues. Cela a été l’un des premiers désinfectants car ce liquide est neutre, une qualité qui a rendu beaucoup de services dans le passé ou dans les situations de crise (source : Allodocteurs).

    Alors voilà, on ne va pas mourir si on boit la tasse pendant un triathlon. Il y a peu et comme j’étais la seule qui sortait faire pipi pendant les entraînements natation, je me demandais comment faisaient les autres pour retenir leur pipi pendant 1 heure entière… C’est simple ! Ils se pissent dessus ! Dis-toi que ce nageur vient peut-être probablement de vider sa vessie sans vergogne alors que tu nages 2 m derrière lui dans la même ligne ! Merci Onlinetri… Depuis ce jour, je continue à sortir du bassin pour aller faire pipi mais je passe toujours un moment difficile quand je bois la tasse…

    Très honnêtement, dès que je rentre dans un lac, il m’est impossible de retenir ma vessie et je suis persuadée que c’est le cas pour tout le monde, c’est instinctif. C’est horrible mais en lac, je m’en fous complètement. Et en plus ça réchauffe. Alors quand je me retrouve face à une toilette chimique, seule avec ma conscience, je me dis simplement que je me lâcherai pendant l’épreuve natation… Et non, tu ne sens pas l’urine quand tu enlèves ta combi en particulier quand tu t’arroses d’eau fraîche pendant le vélo et la course à pied.

    Mais là, on est en short distance ! C’est encore soft (et ça doit encore pouvoir tenir en distance olympique si exempt de cystite). Une fois que tu as fait ton pissou dans l’eau, t’es tranquille jusqu’à la maison ! Mais en longue distance tu fais comment ?

    Yann Marguet

    D’après ce que j’ai compris, en longue distance (genre Ironman 70.3), une course qui peut durer entre 4 et 6 heures pour les très meilleurs et 10-12 pour les autres, 5 minutes de pause pipi, ça compte ! Ben figure-toi qu’ils se pissent dessus, sur le vélo ! Véridique ! Je suis même tombée sur des articles de blogueuses sportives très glamours qui l’avouaient sans honte. Et moi qui me sentait coupable de le faire dans l’eau…

  5. Quoi manger avant un triathlon ?Je n’ai toujours pas réussi à répondre parfaitement à cette question. J’envisage à l’avenir de faire une formation dans ce domaine, pour mon instruction personnelle. On peut tout de même garder la règle principale de ne pas manger moins de 3 heures avant une course. On oubli la pizza et les haricots blancs (déjà testé mais Dieu merci, aucun accident de course à signaler…). Préférez le bon vieux riz (complet) et les pâtes, les légumes (sauf les choux et les plats épicés). En fait c’est simple, évitez tout aliment que vous digérez mal, mangez comme d’habitude. 3h avant une course, je prends 5 dl de cacao au lait de riz et une omelette de banane écrasée (une banane bien mûre et deux œufs). Souvent, je suis tellement stressée que j’ai beaucoup de peine à avaler quoi que ce soit. Mais l’omelette passe plutôt bien, arrosée de sirop d’érable. Avant la course, je mange une barre de noix de cajou et je m’hydrate bien. Pendant la course, je varie entre les pâtes de fruits et les gels énergétiques. Jusque là, ça passe. Pour de plus longues distances, je vais peut-être modifier quelques paramètres. Aussitôt une course terminée, je prends une barre de protéines (30 g) afin de mieux récupérer et réparer mes muscles.
  6. Comment gérer le stress ?S’il y a une chose que j’ai comprise en triathlon, c’est que le stress est très mauvais conseiller. C’est le stress qui m’a fait regretter mon premier triathlon et qui m’a fait oublier en quelques secondes tout ce que j’avais appris pendant des heures et des heures d’entraînement.Screenshot-2018-9-21 SLT18_1_002
    Je serai toujours stressée avant n’importe quel course, peu importera mon niveau d’entraînement. C’est comme un cheval qui entre dans les starting-block. C’est un stress que j’ai beaucoup de peine à contrôler mais que je peux diminuer par certains rituels. Le stress est aussi bon quand il est bien dosé.

    Je prépare toujours mon sac 2 à 3 jours à l’avance. La veille de la course, je revérifie que je n’ai rien oublié. Toujours la veille, je contrôle mon vélo, gonfle mes pneus et le met directement dans la voiture. Tout est prêt pour partir. Je vérifie le temps de trajet jusqu’à la course et programme mon réveil à la bonne heure. Avant d’aller me coucher, je prépare ma trifonction, mon pull et mes baskets. Je pars à l’heure (même un peu avant, on sait jamais). Je fais en sorte d’arriver sur le lieu de la course à l’heure de l’ouverture pour les dossards. Ce qui me laisse généralement 1h-1h30 avant le départ, le temps de poser mes affaires tranquillement. Le temps qu’il me reste, je me mets dans un coin loin du monde et je respire tranquillement, c’est tout.

Même si je l’ai compris seulement après coup, avec le triathlon, tu deviens moins pudique, tu renoues avec la nature. C’est justement pour son côté « bestial », « warrior », que j’aime ce sport, c’est exactement ce qu’il me fallait. Ce moment où tu redeviens toi-même et où tu vas chercher la performance au plus profond de toi, en oubliant complètement le regard des autres. Tu transpires, tu rougis, tu souffres mais au final, tu es toujours récompensé, contrairement à plein d’autres choses dans la vie. Non seulement il forme ton physique mais aussi ton caractère et ton mental. Voilà pourquoi j’adore ce sport 😀

En 2019, je vais attaquer les formats plus longs, les distances olympiques. Nager 1500 m sans m’arrêter en mode « course » me fait un tout petit peu peur d’autant plus que mon entraînement natation reprendra seulement en mars à cause de l’énorme tatouage qu’on va me faire dans le dos de novembre à mi-janvier (d’après ce que j’ai compris, ma tatoueuse estime le projet à environ 25h de travail…). Mais bon, ça faisait longtemps que je voulais le faire et enfin, ça y est. Un dessin symbolique et une manière qui l’est tout autant de sortir la colère que je traîne depuis mon enfance, une sorte d’évacuation d’une douleur psychique par l’encrage. Après Morat-Fribourg, le semi-marathon de Lausanne et le marathon de Zürich, il est temps de se fixer d’autres défis. Il y a quelques courses que j’ai envie de faire dans le futur comme le swimrun de la Vallée de Joux en tandem avec mon chéri, l’Inferno de Mürren, Sierre-Zinal, l’Ironman 70.3 de Rapperswil et le LG Trail. Pour cela, il faudra m’entraîner très dur mais c’est ce qui me motive 🙂

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Triathlon du Seeland

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Voilà un magnifique triathlon pour clôturer ma toute première saison dans ce sport passionnant.

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Cette fois, j’ai mis vraiment toutes les chances de mon côté pour que tout se passe à merveille (j’ai juste oublié mon petit linge à la maison pour la zone de transition mais bon, pas grave du tout).

Je suis arrivée 1h30 avant le départ, le temps d’aller chercher mon dossard, préparer comme il faut ma zone de transition et aller reconnaître un peu les entrées et sorties des transitions. Et pour finir, juste s’asseoir au bord de l’eau en attendant le moment d’enfiler la combi. Profiter du temps magnifique, du calme et se mettre en mode « sérénité ».

A 9h50, me voilà prête dans l’eau MAIS impossibilité de s’échauffer et de nager un peu avant le départ (où alors j’ai loupé un gros chapitre). Les hommes sont prêts au départ et nous, on attend, sachant qu’on part seulement 5 minutes après eux… Pas grave, je me couche dans l’eau pour la faire rentrer dans la combi et je mets ma tête sous l’eau pour me mettre un minimum en condition.

Le départ est donné, j’enclenche la Suunto (qui ne me comptera pas la natation aujourd’hui, merci…) et je pars derrière, comme d’hab. Je sors de ma zone de confort et je décide que même si je suis un cargo, je ne vois pas pourquoi je nagerais plus loin que les autres juste pour éviter le bouillon. Je fonce donc dans le tas. Je me prends des bras, des jambes mais mon cœur ne s’emballe pas et je renvoie tout autant (ben ouais quoi ! Marre d’être gentille…). Je me rends compte que c’est pas fifou autour de moi, beaucoup de crawleuses se mettent à brasser. C’est un peu la panique et je suis heureuse de ne pas me laisser terrifier par les algues (s’entraîner dans de l’eau dégueu, c’est pratique). A la sortie de l’eau, je constate avec bonheur que j’ai laissé derrière moi une bonne soixantaine de nageuses (la vache !) et je m’explose le tibia sur cette foutue rampe de sortie natation (on a pas le fond et des mecs nous aident à sortir). Je vais avoir un monstre hématome.

Je fonce vers mon vélo et là, je suis touchée par la grâce ! Je remonte une floppée de concurrents, masculins comme féminins et j’ai un super rythme. J’en profite pour m’hydrater et prendre mes gels histoire d’avoir de l’énergie pour ma tant redoutée épreuve de course à pied. J’apprendrai plus tard qu’une concurrente à eu un accident à cause d’une voiture dans un giratoire (quelle horreur). Environ 500 m avant l’arrivée, je détache mes chaussures (ce que je n’avais jamais fait avant) et je file à la dernière transition.

Je savais que ce serait dur et effectivement, il m’a fallu 3 km avant que je sois à l’aise avec mes jambes et mon souffle. On a eu droit à deux ravitaillements sur ces 5 petits kilomètres et bon Dieu que ça passait bien ! Magnifique organisation et parcours superbe ! Bref, cette course, pour moi, c’était que du bonheur ! J’étais bien en natation, j’ai pris un monstre pied en vélo et je n’ai pas lâché en course à pied malgré mon plus que faible entraînement dans la discipline ces 4 derniers mois. Au final, je finis 15 minutes derrière la première femme.

Je suis ultra fière de moi et de ce que j’ai accompli aujourd’hui et je suis sûre qu’il y a moyen de faire quelque chose de bien à l’avenir, en m’entraînant plus sérieusement. Je vais bosser à fond la course à pied pendant cet hiver et assainir mon alimentation.

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Triathlon d’Yverdon-les-Bains

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J’ai eu la bonne idée la veille de faire une randonnée de 14 km. Pas vraiment hyper traumatisant mais bon, peut-être pas préconisé la veille d’un triathlon. Plus j’y pense, plus je me dis qu’inconsciemment, j’habitue mon corps à la souffrance en le mettant pas du tout en condition pour voir si je passerai la ligne d’arrivée… Bref hier soir, j’ai pris un bol de riz aux bolets, une gaufre au sirop d’érable et une double raclette. J’ai hyper mal dormi, en me réveillant plusieurs fois durant la nuit tellement j’étais en nage. Je me suis levée à 4h45 tellement je n’en pouvais plus. Sans compter le trajet en voiture du Noirmont jusqu’à Yverdon pour être sur la ligne de départ à 8h10….

MAIS j’y étais ! Fidèle au poste ! Impossible de louper le triathlon de ma ville de cœur, là où je m’entraîne en natation (piscine et eau libre) depuis plus d’une année. A 7h15, j’étais sur place. Je suis allée chercher mon dossard et je suis passée du premier coup dans la zone de transition (il faut dire que j’ai toujours tendance à oublier mon dossard ou ma puce de chronométrage.

Je prépare mes affaires tranquillement, papote avec quelques membres du club, rassure une fille qui fait son premier triathlon et retrouve des copines du club de natation. J’ai l’impression que tout se passe à merveille, peut-être trop… Et pour le coup, j’ai carrément oublié de remplir la sacoche de ravitaillement de mon vélo. Ça, je m’en rendrai compte au moment d’ouvrir la sacoche pour prendre mon gel…

Bref, au départ de la natation, tout se passe bien. Par contre, je me sens hyper oppressée dans ma combi après avoir fait le triathlon de Lausanne juste en trifonction. J’ai un peu de peine à respirer mais pas au point de finir sur le dos. Je gère. Mais je ne vois pas où sont les bouées à cause du soleil en face. Je dois avoir fait 100 mètres dans le vide à force de zigzaguer et j’ai perdu un peu de temps. J’en perdrai aussi à la fin de la natation où, plutôt que de continuer à nager jusqu’à ce que mes bras touchent le fond, je me mets debout pour marcher comme les autres. Au niveau de ma vitesse de nage, rien n’a vraiment changé, je suis un cargo…

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Le parcours vélo était en majorité très roulant hormis une petite montée un peu fatigante (boucle à faire 3 fois). Je me sens bien jusqu’à ce que je m’aperçoive enfin que j’avais oublié mes gels… Vivement la course à pied, sans une once d’apport énergétique…Finalement j’ai terminé la course à pied en puisant au fin fond de mes réserves et j’ai pu terminer cette étape en moins de 28 minutes.

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Tour du canton de Genève

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Après avoir découvert qu’il existait un tour du Léman pour les cyclotouristes, j’ai fait une recherche pour voir s’il y avait d’autres « courses » du même style. J’ai donc fait les 100 km de la journée lausannoise du vélo et j’ai vu qu’il y avait aussi les 126 km du tour du canton de Genève. Encore un challenge de taille à relever 🙂 Et puis bon, si un jour j’ai envie de faire un IM 70.3, il faut peut-être que je me bouge. C’était marqué pour cyclistes « confirmés » mais ça veut dire quoi, confirmé ? Et pis de toute façon, le canton de Genève c’est plat ! Alors !

Du coup, c’est avec la fleur au fusil que je me suis pointée à Genève, toute pimpante après avoir failli dégobiller mon omelette « pré-journée intense de sport ». J’ai rempli mon sac à dos de pâtes de fruits et de gels Sponser, j’ai pris une bonne grosse barre de 29 g de protéines (excellente !), 2 sandwichs et mes deux gourdes d’1 litre .

Faute de trouver une place de parc proche du départ (Genève oblige…), je me suis garée à 3 km. Ce sera l’échauffement. 7h20, me voilà partie pour aller chercher mon dossard. 7h32, me voilà partie pour effectuer les 126 km jusqu’à l’arrivée.

Je talonne un groupe de cyclistes sur quelques km. Ça roule bien et je profite de l’abri car c’est journée venteuse !!!! Le problème des « pelotons », c’est que tu vois que dalle devant… Quand soudain, le cycliste devant moi fait un brusque écart pour éviter la borne qui sépare la piste cyclable de la piste piétonne… Juste eu le temps d’éviter cette aberration d’un ingénieur des routes diplômé de l’EPFL ou autre grand cerveau malade, sinon je me vautrais de tout mon long. Petite sueur froide aussi pour le mec juste derrière moi… Cela nous aura permis d’ouvrir la discussion pour passer le temps 🙂

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Ce genre d’aberration…

A 5 km, je pars en solo et je préserve la monture en m’abritant de temps en temps derrière d’autres copains qui se prennent le vent en pleine face. Le tour du Canton de Genève est super bien organisé (même si ça m’embête de l’avouer : les courses que j’ai faites à Genève étaient toujours super). Le balisage est super bien fait, impossible de se perdre. Pour être certain que tu ne « triches » pas en coupant sur le parcours, il y a 3 points de contrôle que tu dois poinçonner sur ta carte pour montrer que tu as bien suivi l’itinéraire et 3 autres points qui se trouvent aux ravitaillements. J’ai l’impression de faire une course d’orientation 😀

Les paysages sont superbes, c’est relativement plat comme je l’espérais et l’itinéraire est vraiment cool. Pourtant, après 20 km, quand je me dis que je dois faire encore 5 fois la même chose, mon mental commence à vaciller. Dans quel délire je me suis encore lancée ? Vers les 40 km arrive le premier ravito. Fromages, morceaux de pain, petit yogourt, remplissage de la gourde, point de contrôle et départ (encore une fois, le ravito était super bien organisé). A 50 km, je me rends compte que je n’ai pas encore fait la moitié du parcours, ça souffle et je commence à avoir mal aux fesses.

60 km !!!! J’ai « presque » fait la moitié !!!! Et c’est quoi ces faux plats ???? Je roule toute seule et je dois reconnaître que je m’ennuie profondément. Je commence à en avoir marre quand je vois ces gens rouler en club papoter tranquillement et profiter de l’aspi des collègues ! Pourquoi j’ai pas de potes sportifs pour m’accompagner dans mes délires ??

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J’ai fait 2 fois le tour du lac de Neuchâtel et ça ne m’avait pas plus traumatisée que ça. Summum de la journée, je n’avais pas de musique dans les oreilles, ce qui aurait pu me motiver un peu plus et faire passer le temps un peu plus vite. Et pis bon, qu’est-ce que j’ai mal aux fesses ! J’ai beau me mettre en danseuse régulièrement, impossible de soulager mon postérieur. Et ça monte de plus en plus et je pèse de plus en plus dessus U_U

Vers les 70  km, un trouduc me suit dans la roue. Genre vraiment dans ma roue à tel point que si je freinais, il me rentrait pile poil dedans. Il a fait ça sur environ 5 km pour bien profiter de mon aspi alors que je me prenais le vent de face. Quand une montée est arrivée, je te l’ai semé en moins de deux et encore plus puissamment à la descente derrière. Jusqu’au ravito, je le sentais bien, tellement bien qu’un petit groupe s’est formé derrière moi. Personne ne dépassait donc faut croire que j’étais une bonne meneuse. Je roulais à un bon rythme, traversait les bleds à toute blinde en anticipant bien les panneaux et dépassait bon nombre de copains.

90 km !!!! et déjà 4h de vélo !!!!! Mais j’avance pas en fait !!!!! (je m’étais fixée 4h30, je ne savais pas que j’étais aussi mauvaise que ça et mon mental en prend un sacré coup). Là, j’imagine l’Ironman… mon rêve. 180 km, 8h à un rythme pourri à avoir mal aux fesses et un marathon à courir juste derrière… Est-ce vraiment envisageable ???

Sur la route, il y a un petit garçon qui tape dans les mains des cyclistes. Un petit, tout petit regain de motivation. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai soupiré d’ennui (et d’énervement). A force de m’exciter sur mes jambes toutes flagadas. Je ne comprenais pas pourquoi je devais forcer autant alors que c’était plat. Quand j’ai rattrapé deux mecs devant moi qui poussaient sur leurs gros mollets de coureurs du TDF, j’ai compris. C’était un maudit faux plat qui n’en finissait pas ! Du coup, j’ai demandé pardon à mes jambes qui donnaient déjà vraiment tout ce qu’elles pouvaient et même au-delà. En fait, le canton de Genève, c’est pas plat…

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Sur ce long parcours parsemé de faux plats et de quelques montées bien incisives, j’ai constaté que je ne suis pas si mauvaise que ça, en particulier en montée. Même si j’ai fini ma course en 5h30 (affreux !) je suis super fière de moi 😀 Par contre, j’ai un peu d’appréhension pour le cyclotour du Léman (180 km). J’ai beau me sentir capable de faire beaucoup de choses, là, j’ai l’impression que ça me dépasse complètement et rien que d’y penser, mon postérieur me lance…

Mon corps à tendance à me jouer de mauvais tours en ce moment et je ne peux malheureusement pas lui en vouloir. J’en prends soin autant que possible, au niveau du sport et avec une alimentation et une vie privée saine et équilibrée. Seulement au niveau professionnel, je suis entrain de vivre un stress permanent qui a des conséquences assez anormales sur ma santé comme sur ma vie privée, raison pour laquelle je suis entrain de préparer ma reconversion. En 2020, je devrais pouvoir voler de mes propres ailes 🙂

Triathlon de Lausanne

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Encore une magnifique journée de sport qui s’achève !

J’ai passé toute la semaine à regarder à combien se situait la température du lac en espérant qu’elle serait suffisamment froide pour que je puisse porter ma combi pendant l’épreuve de natation.

Hier soir, l’eau était à 24°3 et comme la combi devient interdite à partir de 24, je ne savais pas trop si j’allais le faire ou pas, si c’était pour faire la même épreuve qu’à la Vallée de Joux. Nager en état de stress permanent, ça n’en valait pas la peine.

Je me lève à 4h30, mange péniblement une omelette à la banane arrosée de sirop d’érable et je prépare mon sac que je n’avais pas vraiment eu le temps de préparer la veille, épuisée par une journée chez des potes de l’autre côté du Léman.

Je décide de partir seule pour pouvoir me garer pas trop loin de la zone de transition. Ma famille me rejoindra plus tard. A 7h45, me voilà arrivée. Je suis déjà en état de stress… J’avais bien mon casque sur la tête mais j’avais oublié de mettre ma puce à la cheville et mon dossard… Ça se voit à peine que je suis débutante.

Je prépare tranquillement ma place et je repère l’emplacement de mon destrier parmi cette horde de vélos. La Vallée de Joux à côté, c’était tout petit. J’ai pris ma combi avec moi car j’espère encore pouvoir la porter… J’ai investi dans du talc pour mettre dans mes chaussures car cette fois, je ne perdrais pas de temps à mettre des chaussettes.

Le stress monte et je sais maintenant les effets qu’il a sur moi au départ de la natation… Bref, rien de bon. Je me promène un peu dans le parc et je vais demander à une bénévole si le port de la combi est autorisée. Elle n’est sait rien. Bon en même temps, elle ne s’occupe que d’orienter les cyclistes et les runners dans la bonne direction. Mais s’ensuit une sympathique conversation de 30 minutes qui m’ont vraiment beaucoup aidée à faire descendre la pression. En partant, je lui promets de lui faire signe à chaque transition.

Quelques exercices de respiration profonde devant mon vélo, à 40 minutes du départ. Ma famille n’est toujours pas là et je me sens un peu seule, même si je croise quelques membres de mon club de triathlon. Je pense à cette épreuve de natation qui me tétanise autant. Hors de question de finir sur le dos ! Ma petite voix me demande pourquoi je flippe autant. Est-ce que ma vie dépend de ce triathlon ? Et là, je commence à décompresser. Je vais voir un juge pour savoir si la combi est autorisée et il me répond que non ! Je n’aurai pas de flotteur pour nager mes 750 m et je n’ai jamais nagé plus de 700 m sans combi et en plus, c’était en piscine !!!! Nous sommes plusieurs éponges de mer à faire la même tête sur le moment. En retournant vers le vélo pour prendre mon bonnet et mes lunettes, le speaker annonce enfin que la combi est interdite…

En me rendant vers le départ, je commence déjà à ventiler. Ma vie ne dépend pas de cette course… D’autres athlètes font part de leur angoisse de nager sans combinaison. Au moins, je ne suis pas seule à redouter ce moment difficile.

Ça suffit le stress ! A 15 minutes du départ des filles, je vais barboter un peu au milieu de la masse de nageurs. L’eau est effectivement super bonne. Je fais quelques dizaines de mètres en visionnant un peu le fond, en me concentrant sur ma respiration et en essayant d’oublier que je vais prendre le départ d’une course.

Ça y est, c’est dans 5 minutes ! Zen ! Respire ! Je plaisante avec d’autres filles. Cette fois, je pars derrière et sur le côté pour éviter l’essorage. Là je suis bien, je ne risque rien. On annonce 15 secondes (bientôt l’heure de vérité : crawl ou dos crawlé ?). Je mets mes lunettes et le klaxon retenti. Je respire un bon coup et je m’élance. J’expire, je respire, gentiment, avec ma petite voix qui me dit « on s’en fiche de la place, on ne regarde pas derrière et on se concentre sur les paysages sous-marins ». Je pose ma nage sans aucun problème de respiration, sur mon rythme de croisière. Je regarde le fond et de temps en temps devant moi pour bien viser la bouée. A partir du moment où le fond est trop profond pour que je le vois, je me mets en mode « bouddha zen », celui que j’ai appris lors de nos vacances à Brienz. Je ferme les yeux pour me relaxer encore plus. La première bouée passe comme une lettre à la poste. Je prends large, histoire d’éviter le bouillon et je repars tout droit, pépère. Il faut continuer comme ça ! Ma petite voix ne m’abandonne pas, elle a un effet très calmant. Le sport, c’est mon exutoire alors même ici, je vais en profiter jusqu’au bout. Je passe la deuxième bouée et je suis étonnée de voir que je ne lâche pas le peloton. Entre mon premier triathlon et celui-là, c’est le jour et la nuit. Je « fonce » vers la sortie de l’eau. Je terminerai avec un temps pas du tout canon de 19 minutes mais loin d’être la dernière nageuse.

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Je bois un peu, enfile mes chaussures, mets mon casque, mes lunettes et mon dossard dans le bon sens et je pars tout en faisant signe à ma bénévole préférée, toute contente de me voir. Une fois la montée de l’Avenue d’Ouchy terminée, je prends à nouveau mon pied et j’ai la banane jusqu’à la Vallée de la Jeunesse. Ça monte un bon moment. Et puis après c’est bon. Je me pose sur les prolongateurs et je fonce tout en rattrapant mon retard en natation. Je prends un virage comme une barge et j’entends un mec crier « Allez le 1222 !!!!! » En plus de cela, je vois mon chéri et ma fille sur le bord de la route ! Je pédale encore plus fort jusqu’à la deuxième transition. Je change tranquillement de chaussures. Casquettes, lunettes, on boit un coup, on s’arrose et on repart ! Nouveau coucou à ma bénévole. Dernière ligne droite !

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Là, je ne suis pas à l’aise. J’ai peut-être un peu trop forcé sur le vélo et mes jambes sont super lourdes, mais bon, je savais que ce serait dur. J’ai beau porter mes Pureflow, je reprends mes vieilles habitudes en courant sur le talon, même si je le fais beaucoup moins. J’ai peur pour ma tendinite et me demande quand elle va à nouveau apparaître. Vers le 2e ou le 3e km ? Je garde ma vitesse autour de 10 km/h. La montée dans le parc olympique est un véritable supplice pour moi, je me fais dépasser par plein de monde. Je n’ai plus de souffle (3 mois d’arrêt quasi complet de course à pied, ça fait mal). J’ai chaud et le soleil tape fort.

Je vois le tapis de la ligne d’arrivée et je donne tout ce qu’il me reste jusqu’à la ligne d’arrivée et je revois ma famille sur le côté. J’étais tellement heureuse d’avoir terminé ce sprint de Lausanne qui me paraissait tellement dur. Au final, aucune douleur au genoux, une natation juste incroyable quand je repense au fiasco de la Vallée de Joux et en plus de cela, sans combinaison. Un stress en moins pour mes deux prochains triathlons.

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Mon baptême de plongée

Aujourd’hui était un grand jour pour moi. J’allais enfin plonger avec une bouteille d’oxygène !!!! 😀

Ça m’a toujours un peu impressionnée ces gaillards tout noirs avec des masques et un tube  dans la bouche qui se promènent sous l’eau et en même temps, comme beaucoup de personnes dans mon entourage font de la plongée (en mer principalement) et qu’elles m’en parlent toujours avec passion, c’était évident qu’un jour il fallait que j’essaye moi aussi.

C’est un collègue du boulot, instructeur de plongée, qui m’a proposé un baptême pour le fun. Allez vendu, surtout que ce collègue-là, il est super sympa et je l’adore.

La veille, j’ai un peu d’appréhension. La foire aux questions est de retour. Comment respirer sous l’eau ? Est-ce que je vais réussir à me laisser tomber en arrière pour plonger (en fait, on est parti depuis le bord de l’eau… donc pas de bateau 😀 ). Et si j’ai plus d’air ??? Et blablabla et blablabla… Mais bon, ce soir-là, c’était aussi une soirée PPE spéciale burger (merci à notre voisin de nous avoir fait spécialement pour nous des burgers végétariens à s’en relever la nuit !) et comme régulièrement à nos soirées PPE, il y a souvent un moment où tu fais tourner le splif… Rien de tel pour détendre encore plus l’atmosphère 😀 Les effets sur moi sont minimes, le pire qu’il me soit arrivé, c’est de piquer un fou rire pendant 10 minutes…

Ce matin, ma petite famille décide de m’accompagner. Chouette, j’aurai des photos de cette première fois ! Encore une première fois !!! J’adore les premières fois !!! A la gouille du Duzillet à St-Triphon, on retrouve mon collègue, un autre instructeur ainsi qu’un jeune qui prend aussi des cours même s’il a l’air balèze (un autre collègue de boulot 🙂 ). Comme l’eau était assez chaude vers les 20°C, je suis autorisée à mettre ma combi de triathlon et c’est chouette parce que je suis super à l’aise dedans (bon après, j’avais un peu l’air con avec mes chaussons et mes bouts de jambes dégarnis). Steve me montre le matos, m’explique les signes et hop, nous voilà parti pour se mettre à l’eau avec le gilet-bonbonne qui pèse 3 tonnes.

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On m’explique que moi j’ai rien à faire, juste à prendre mon pied, m’occuper de la pression de mes oreilles et comprendre quelques signes (monter, descendre, j’ai froid, plus d’air,…) et on m’explique comment vider mon masque s’il se remplit d’eau (j’ai espéré jusqu’au bout ne pas le faire et heureusement, j’ai pas dû le faire…). Steve était tout le long à côté de moi pour me tenir et me rassurer.

Au début, c’était un peu bizarre de respirer avec ce truc dans la bouche mais je m’y suis faite super vite. Sous l’eau, j’étais super bien et je respirais plutôt tranquillement. Pendant les 10 premières minutes, j’avais un peu de peine à me diriger (oubliez vos bras, ils ne servent à que dalle ! Vous avez une ceinture de plomb autour de la taille et une bonbonne de 15 kg sur le dos…). J’ai compris qu’il fallait que j’utilise mes poumons (respirer pour monter et expirer pour descendre) ainsi que les mega palmes que j’avais aux pieds.

Il y a juste un moment où j’étais pas super au top, c’est lorsque j’ai essayé d’avaler. J’avais la gorge super sèche et ça me donnait pire envie de tousser. J’étais à deux doigts de faire signe à Steve qu’il fallait que je remonte (genre pour tousser quoi…). Je me suis ressaisie et j’ai repris ma respiration en avalant plusieurs fois pour ré-humidifier ma gorge et du coup, pas besoin de remonter 🙂

Et c’était juste magnifique ! Le coin était parsemé de petites sculptures sous l’eau (une sorte de F1 et un vélo sur lequel j’ai pu monter 😀 et tout plein d’autres choses). En plus de cela, la faune et la flore étaient superbes. C’est fou comme le fond d’un lac (étang) peut être joli ! Moi qui ai toujours eu peur de la faune du lac, j’ai réussi à combattre mes angoisses. J’ai vu de jolies petites écrevisses toutes mimi, un bébé brochet, des petits et des gros poissons dont je ne saurais vous dire ce que c’était mais c’était beau !!! On passait d’un fond caillouteux à une sorte de boue toute douce à une espèce de tapis d’algues où se cachaient tout plein d’écrevisses dont certaines te suivaient avec leurs pinces si jamais tu avais le malheur de mettre ton doigt au milieu 😀 Et surtout c’était dingue les phases où tu nageais dans une eau chaude et soudain, il faisait super froid en même pas 1 seconde. Mais bon, ça passait assez vite et ma combi était suffisamment épaisse pour que je supporte.

Et moi, j’étais super bien ! Steve me montrait à chaque fois la profondeur où on était en me demandant si ça allait. Pas de problème ! On est descendu jusqu’à 11 mètres (même si je suis sûre que j’aurais pu descendre plus bas 😀 ). Ma respiration était super calme et je me laissais de plus en plus aller. J’ai vraiment pris un pied d’enfer ! J’avais avec moi un instructeur super attentif qui vérifiait tout le temps si mon gilet était « équilibré », me tenait la main surtout pour me rassurer de sa présence et c’était super agréable. D’ailleurs, à un moment, il est passé de l’autre côté et je ne l’ai plus vu pendant 5 secondes et j’ai presque flippé 😀 C’est vrai que la visibilité ne va pas au-delà de 5 mètres. Au bout de 40 minutes sous l’eau, on a rejoint le bord et on est sorti 😀 Quelle expérience !!! Je suis vraiment super contente d’avoir fait ce baptême car je crois bien que je me suis découverte une nouvelle passion 😀 C’est tellement apaisant de nager sous l’eau avec les poissons, sans le stress de la vie, dans le silence et le calme absolu ! Je n’exagère pas quand je dis que ce moment fait partie des plus chouettes de ma vie. J’avais la chance de plonger avec des mecs super cools et professionnels, hyper à cheval sur la sécurité mais surtout, sur le plaisir du nouveau plongeur 🙂 Bravo à eux !

C’est clair et net que je vais passer mon brevet PADI et avec les mêmes instructeurs siouplé ! J’ai hâte de découvrir les autres spécificités de ce sport et le fait de pouvoir s’orienter dans l’eau à la boussole 😀 J’ai tellement de potes qui plongent que je suis presque certaine d’avoir toujours quelqu’un de motivé pour venir plonger avec moi 🙂 Après, comme toutes les passions que je me découvre (triathlon entre autre), ce sport à de nouveau un coût (punaise ce serait plus simple de jouer uniquement à la pétanque…) et il faut s’acheter le matos (d’après ce que j’ai compris, pour 1500, tu as déjà du très bon matos complet). Bon en tout cas, ce ne sera pas pour cette année mais en 2020, c’est clair, je m’y mets 😀

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Journée lausannoise du vélo

Samedi, j’ai testé la Journée lausannoise du vélo. Ce n’était pas chronométré donc c’était vraiment une sortie pépère. Pour ce faire, j’avais enregistré le tracé GPS sur ma montre, préparé mes sandwichs et mon petit sac à dos.

Je me suis inscrite pour le parcours des 100 km. Je suis arrivée suffisamment tôt pour pouvoir partir à 7h30 mais c’est sans compter les fichus problèmes techniques et d’organisation de la grande étourdie que je suis.

A 7h30, il y avait déjà trop de monde pour moi sur la place alors comme je suis un peu agoraphobe, je prends mon dossard, je lance la Suunto et je pars car je ne supporte pas de rouler en peloton. Le tracé GPS de la Suunto marche du tonnerre sauf qu’elle se met en pause automatique tout le temps alors que je suis à 30 km/h… ça aura tôt fait de m’énerver. Mais je me dis qu’elle doit forcément tenir en compte les kilomètres que j’ai parcourus et je ne me fais pas trop de soucis.

Mon envie de partir loin de la foule a fait que je n’ai pas eu le temps de prendre mon « petit-déj », j’ai la vessie qui va exploser et j’ai oublié de mettre la crème solaire. je prends une autre route pour être tranquille, sors mon petit-déj, me crème et reprends la route. J’ai déjà perdu 10 minutes.

A force d’entendre ma montre sonner, j’ai juste envie de la lancer par terre et de lui rouler dessus (c’est la première fois qu’elle me fait un truc pareil… Heureusement que ce n’était pas en course…). Sur un moment de lucidité, je me décide à enclencher l’appli Strava sur mon portable pour être sûre d’enregistrer plus ou moins cet effort tout de même important. J’ai évidemment perdu quelques kilomètres avant mais bon, c’est pas grave.

Tout en mangeant mon petit déj, je me fais dépasser par de micros pelotons. Ça me va 🙂 Une fois engloutie mon énorme pâté d’avoine aux pépites de chocolat, je me lance enfin dans l’action. Mais si on m’avait dit que ce jour-là, je me prendrais des tas de montées et de faux plats dans les dents en plein soleil et sans un pet de vent, je vous promets que je serais restée au lit. Et encore, pas moyen de profiter des descentes à cause des ploucs qui sont au milieu de la route, qui n’osent pas lâcher les freins et qui pensent que toute la largeur leur appartient ! Ah je confirme que je ne supporte pas rouler groupé !

A une cinquantaine de mètres de la bretelle qui fait la séparation entre les parcours des 50 et des 100 km, je m’arrête à côté d’un vieux monsieur au bord de la route qui semblait tout perdu. Il me demande sur quel parcours il se trouve, croyant qu’il était sur le 50. Je lui réponds 100 et il me demande combien de km on avait déjà fait. Je pense que ma Suunto lui a ruiné sa virée quand je lui dis 8 km… On était sûrement plus vers les 15 que les 8… Il était épuisé le pauvre, il me faisait tout mal au cœur 😦 J’espère qu’il a pu terminer sans encombres.

Avant le ravitaillement à Lucens, j’ai failli me planter à cause d’un groupe de crétins qui s’étaient arrêtés en plein milieu du virage… C’est aussi une raison pour lesquelles vous ne me verrez JAMAIS dans un slow up !

Je continue ma route et roule de temps en temps avec des cyclistes sympas qui me font causette 🙂 C’est cool et en même temps, ça me permet de me reposer au milieu du groupe en profitant de l' »abri ». Au remplissage de gourde à la fontaine, je fais la connaissance de Marion, une lausannoise super sympa et elle aussi triathlète 🙂 On roulera ensemble pendant 5 minutes puis je partirai en avant.

Ma Suunto étant complètement à côté de la plaque, je ne sais pas où j’en suis sur le parcours et j’ai loupé le ravitaillement de Montet. Il faut dire qu’ils étaient pas simples à voir… Heureusement que je remplissais ma gourde et que j’avais pris des gels avec moi sinon j’aurais sûrement dépéri dans un coin toute seule, déjà que le soleil me tapait méchamment sur la tête.

Pas loin de Saint-Cierges, je vois Marion qui s’est arrêtée au bord de la route dans la forêt. Je m’arrête aussi pensant qu’elle a un problème. Elle est juste crevée ! Et moi donc ! ça ne fait que monter ! Elle me demande combien de km il reste à faire. Comme le vieux monsieur du début, je regarde ma Suunto et il reste … 44 km et ça fait déjà 3 heures qu’on roule !!!! Elle est hallucinée et me dit que c’est pas possible. Là, je sors Strava qui me confirme que je n’ai pas fait 56 km mais 73… Joie !!!! On est bientôt arrivées !!! On continuera la route ensemble jusqu’au prochain ravitaillement car elle ne s’est pas inscrite pour la course et me dit « à tout à l’heure ».

Les derniers km sont les plus horribles, surtout parce que je prends cette route chaque jour en voiture pour aller bosser mais surtout parce que je la trouve super dangereuse en temps normale pour les cyclistes tellement les voitures roulent fort, que c’est très ombragé dans la forêt et que c’est du faux plat… J’ai beau habiter tout près, je ne fais jamais cette route en vélo. Et puis hop, dernière bifurcation avant l’arrivée, une petite montée évidemment et là, en arrivant, je vois Marion à côté de l’arrivée qui m’attendait et qui me crie « Bravo ! ». J’en reviens pas, elle m’a attendue 😀 Je la retrouve un moment après puis la quitte la mort dans l’âme en espérant la retrouver prochainement sur un triathlon. C’était vraiment une chouette nana 🙂

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Triathlon de la Vallée de Joux

Je peux enfin le clamer haut et fort, JE SUIS UNE TRIATHLÈTE ! Je suis devenue officiellement une triathlète depuis ce matin !
Cela faisait bien une semaine que je flippais à l’approche de cette toute nouvelle discipline pleine d’inconnu, de questions et d’appréhension…
Double TFL oblige, pas de course à pied depuis 2 mois… autant dire que je partais léger niveau entraînement course à pied. J’ai compensé en vélo et en piscine. j’ai enfin réussi à aligner d’un coup un 500 m à la piscine sans m’arrêter. Bref, niveau natation, je partais hyper confiante après plus d’une année d’entraînement. D’autant plus que ce vendredi soir, j’ai réussi à nager 2 km crawl sans problème. Mon sac et mon vélo étaient prêts depuis vendredi.
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La veille, je commence sérieusement à stresser. La météo annonçait 10 °C à 7h du matin. Je n’aime pas manger le matin mais j’ai écouté les conseils de ma physio et j’ai mangé une omelette à la banane écrasée. J’hésitais à prendre le maillot pour le vélo (il faisait vraiment froid !) mais je l’ai oublié en partant.
J’arrive à 7h30 et je me trouve une super place pour me garer pas loin de la zone de transition et je vais chercher mon dossard. Mon niveau de stress est sans égal. Mon marathon à côté, c’était la rigolade ! J’ai eu mal au ventre toute la soirée, jusqu’au moment de monter dans la voiture.
Je me rends compte que ma roue avant est dégonflée mais heureusement, un mec sympa me prête sa pompe et tout rentre dans l’ordre très vite. Je colle mes 3 autocollants sur mon casque ainsi que sous ma selle. Les gourdes sont fixées, les ravitaillements sont dans la sacoche de cadre et tout mon matériel est dans mon sac. 8h30, je me dirige vers le parc pour placer mes affaires. Je me sens seule, toute petite et j’ai super froid ! Quand je pense que je vais devoir faire du vélo avec une trifonction mouillée toute fine… C’est là que je vois ma petite famille. Quel bonheur de voir leurs visages ! Tout comme le chauffeur de bus de mon ancien village qui faisait du bénévolat ce jour-là.
A 9h40, je décide de me rendre gentiment vers le départ de la natation. Je suis très vite rejointe par un sympathique couple de genevois qui vont me parler de leurs premières expériences. Un super moyen de passer le temps en oubliant de stresser. Là encore, ma famille me rejoint à 10h, au moment du départ des hommes (les femmes partent 15 minutes plus tard). Cette bouée jaune me semble super loin ! Mais je le sens bien. J’ai crawlé 2 km 2 jours avant à la Gruyère, finger in the nose. Rien ne peut ébranler ma confiance ! J’entre dans l’eau qui est à 19,5 °C, dis-donc c’est froid ! On se regarde, on se sourit et je pense qu’inconsciemment, on cherche à se rassurer. Je fais quelques mouvements de crawl sans problème et je reconnais Chloé, que j’ai rencontrée lors de la journée de bénévolat de la Régio Cup à Yverdon. Encore un petit moment qui fait du bien. L’eau est opaque. Le speaker annonce 2 minutes avant le départ. Je me mets à l’arrière pour éviter l’essorage, le départ est donné, j’enclenche la Suunto et je m’élance !
Et là, c’est le drame ! Même à l’arrière, je reçois des coups, je me fais limite nager pardessus et ma confiance en prend un coup. Au bout de 25 m, j’ai oublié qui je suis et je suis en pleine crise d’angoisse. Impossible de faire un seul mouvement de crawl ! Je me mets à brasser et pour finir, voyant que je n’avance pas du tout et que je suis bientôt en queue de peloton, je me mets sur le dos et je pousse aussi fort que je peux. Je touche d’autres athlètes avec mes mains et ça me rassure de savoir que je ne suis pas toute seule dans cette horreur. Ma respiration est sifflante et je vois au loin, trop loin, cette bouée jaune que je dois atteindre.
J’essaie de crawler à plusieurs reprises mais impossible de retrouver ma respiration. Au bout de quelques minutes qui me semblent être l’enfer, j’hésite à lever un bras pour qu’on vienne me repêcher avec un paddle. Ce n’est pas le début de course que je m’imaginais… Je n’ai quand même pas transpiré pendant une année pour laisser tomber maintenant ! Je m’accroche en voyant qu’il y a encore quoi, allez, 5 personnes derrière moi…
Une fois la bouée passée, je me dis que le pire est bientôt terminé. Je continu sur le dos. A 25 m de l’arrivée, je me remets à crawler et là, miracle, pas de problème !!! Je me mets à courir jusqu’à mon vélo, heureuse d’être toujours vivante ! Bilan natation : 12’55 » (T1 : 1’57 »).
Je fais une transition tranquille, sans me stresser et je pars avec mon vélo. Le moment de libération est enfin arrivé. C’est mon sport préféré et curieusement, tout en moi s’apaise très rapidement. Mes jambes tournent à merveille et je suis heureuse de voir que je remonte une flopée de nageuses. Mes petites sorties vélo n’auront pas servi à rien. Je suis à fond mais sans toutefois griller mes dernières cartouches. C’est un peu comme si mes jambes avaient été touchées par la grâce . Les voitures autour ne me gênaient pas du tout. La petite débutante que je suis a même dépassé un magnifique CLM à faire pâlir le meilleur triathlète. Sur la route, des gens nous encouragent et j’en profite pour tendre la main et taper dans celle des spectateurs. J’ai une de ces patates et une banane jusqu’aux oreilles ! Oubliées ces maudites minutes de natation !
L’arrivée vélo dans le village est en descente et j’adore ! Je décroche mes pédales, descends au bon moment, vois ma famille et cours vers la deuxième transition. J’ai un peu peur pour la course à pied car mon TFL droit n’est pas rétabli et je ne sais pas s’il tiendra les 5 km, surtout après le vélo. Bilan vélo : 42’54 » (T2 : 1’23 »).
Pour la course à pied, ça ne se passe pas trop mal. Les bénévoles sont super sympas et souriants ! Un tonnerre d’applaudissements pour l’organisation de ce triathlon qui a vraiment super bien bossé pour qu’on passe un super moment ! Au bout du lac, ma tendinite droite recommence à me faire mal. Mais rien d’insurmontable. Le chemin est relativement plat avec heureusement pas trop de descente. Je maintiens le rythme, je dépasse encore quelques personnes et me fais très peu dépasser. Je m’attendais vraiment à me faire remonter en course à pied mais finalement c’était une bonne surprise. Je suis tellement heureuse d’avoir terminé ce tout nouveau challenge même si c’est de nouveau dans la douleur. Je fais un dernier high five au speaker à l’arrivée, histoire de terminer en beauté ce premier éprouvant mais magnifique triathlon. Bilan course à pied : 25’26 ». Si l’ambiance en course à pied est super, celle d’un triathlon est grandiose ! J’ai vraiment adoré ! Vivement la suite !
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20 mois de bilan sportif

13 jours avant mon premier triathlon ! C’est tellement proche ! J’ai fait pas mal de trucs dingues même pas 2 ans après ma reprise du sport et chaque course m’angoisse toujours autant.

Je me fixais juste 6 km en octobre 2016 pour en finir avec ma sédentarité. Pour me prouver à moi-même que j’en étais capable et que je n’étais pas la bonne à rien que les aléas de la vie me laissaient croire depuis que je suis née. Envie de boucler ce cycle infernal de misère, de manque de confiance en soi, de docilité, de désamour envers mon corps, ma  personnalité, ma transparence et mon manque de répartie..

Aujoud’hui, je regarde en arrière et je regarde mon historique de courses. Des 10 km à Morat-Fribourg, de Morat-Fribourg au semi-marathon et enfin, du semi-marathon au graal du coureur, le saint marathon. Chaque franchissement de ligne d’arrivée est pour moi un énorme doigt d’honneur à mon passé et un petit peu à la vie. Chaque personne qui crie mon prénom le long d’une course me fait oublier que pendant longtemps, j’étais invisible. Quel bonheur d’être encouragée par des inconnus qui ne vous jugent pas, au contraire ! On a voulu me détruire jusqu’à me donner envie de disparaître mais j’en suis ressortie plus forte que jamais et ça, c’est grâce à la course à pied, un sport que j’avais pourtant toujours détesté et qui m’a permis de laisser 12 kilos derrière moi et de découvrir enfin ce que c’était d’avoir confiance en soi.

Et puis ce besoin d’aller toujours plus loin et peut-être aussi l’ennui de pratiquer toujours le même sport. Cette soif de bouffer les kilomètres et de découvrir ce que j’ai dans les tripes. Cette envie de sortir de ma zone de confort, d’accomplir des choses que je n’aurais jamais imaginé faire un jour et d’être enfin fière de moi, de tout ce que j’ai accompli, très souvent toute seule et parfois, sous les encouragements des personnes que j’aime le plus au monde. Et c’est à ce moment-là que l’envie de me lancer en triathlon fait son chemin, en mai 2017, alors que je ne sais même pas nager et que je déteste encore plus le vélo. Et puis je prends un abonnement à la piscine et je vais brasser avec les grands-mères qui me dépassent… Les débuts étaient vraiment chaotiques, surtout quand on se lance en autodidacte. Je regarde des vidéos sur Youtube pour apprendre à crawler. Je fais plusieurs séances à la limite de la noyade, je suis un vrai caillou jusqu’au jour où, 1 mois plus tard, je comprends qu’il faut expirer sous l’eau…

Je décide alors de m’inscrire dans un club de triathlon après avoir observé une séance de natation du club. Pas du tout sûre de moi, je vais nager 3 fois avec le club, évidemment en queue de peloton car le niveau est vraiment très élevé par rapport au mien. Je trouve les séances trop « militaires » à mon goût, car pour moi, le sport est avant tout un plaisir et pas une recherche constante de performance. J’ai 32 ans à ce moment-là et je sais très bien que je ne finirai jamais sur un podium. Mon plaisir à moi est simplement de franchir les lignes d’arrivée sur mes deux pattes arrières dans les temps limites impartis, peu m’importe mon chrono. J’ai donc décidé de m’inscrire avec le Cercle des nageurs d’Yverdon et là, l’illumination. Je nage à mon rythme, sans stress avec des nageurs de tout niveau. Là encore, j’ai rencontré de très belles personnes.

Ma technique s’améliore rapidement et je prends enfin du plaisir à nager grâce à notre coach Roland, d’une patience incroyable pour la pitre que je suis. De temps en temps, je me cache sous le plot pour éviter le regard du coach et de devoir me taper 50 mètres de dos supplémentaire, une nage que je déteste particulièrement… Il faut dire que Roland veille à ce qu’on soit assidu 😀 Mais ces entraînements ont fini par payer 🙂

En juillet 2017, j’ai fait l’acquisition de mon vélo de course. Je suis très vite tombée amoureuse de ce sport qui deviendra très vite mon préféré des 3 disciplines. Voir défiler les paysages, avaler les km sans avoir le cœur dans les chaussettes et ce plaisir de découvrir de magnifiques endroits, sans stress. De 20 km, je passe rapidement à de plus longues distances tellement je m’amuse et je passe rapidement à des sorties entre 50 et 100 km. Toujours en amateur, avec mon sandwich dans le sac. Je prends toujours le temps de m’arrêter dans un endroit sympa pour prendre le temps de manger et d’apprécier le moment présent. C’est en vélo que le sport me rend la plus heureuse.

Ce moment de plénitude, seule avec moi-même, sans autre responsabilité que d’être prudente sur la route et d’apprécier ma vie. C’est aussi sur mon vélo que la plupart des articles de mon blog et que mes projets futurs de vie et de courses prennent forme.

Dans 13 jours, je prendrai le départ du triathlon de la Vallée de Joux et je pourrai enfin clamer que je suis officiellement une triathlète 🙂 .

En plus de la technique que j’ai du acquérir en piscine durant les entraînements coachés ces 9 derniers mois, il a fallu que j’apprivoise la nage en eau libre, qui est quand même très différente des bassins sécurisés avec un fond coloré et une eau transparente et chlorée. J’ai testé fin mai ma combinaison néoprène toute neuve sur la plage d’Yverdon-les-Bains. C’était un grand moment de flippage. L’eau était vraiment crade et ne donnait déjà absolument pas envie d’y nager (ça craint pour le triathlon d’Yverdon en septembre…). J’ai bu la tasse à plusieurs reprises après avoir pris des bouts de bois flottants pour des brochets ou je ne sais quoi de plus horrible encore… Il me semble que ce jour-là, si j’ai crawl-brassé 300 mètres, c’est beaucoup… J’ai surtout constaté avec grand plaisir que ma combi m’allait comme un gant et ne me gênait pas du tout pendant la nage, gros point positif.

Entretemps, j’ai fait l’acquisition d’une board de SUP, qui remplacera les séances soporifiques de musculation en salle. Oui, le SUP, ça muscle tout le corps, sans exception. Je l’aime surtout parce que ça tire sur les bras… Moi qui adore les sports qui bougent et décoiffent, je ne m’attendais pas à prendre autant de plaisir en SUP. Comme je fais toujours tout en autodidacte et loin de moi l’idée de faire des cours qu’il faudra en plus payer, j’ai fini 2-3 fois à l’eau comme une grande pour enfin trouver mon plaisir au bout de 30 minutes à peine. Et quel plaisir ! Le calme absolu au milieu du lac ! Avec mon pique-nique et ma bouteille d’eau sur le nose, que j’ai pris à l’ombre sous les arbres, dans un silence presque absolu. Pourquoi je n’ai pas découvert ce sport avant ??? Il m’a permis d’apprécier encore plus les moments sur et dans le lac et d’atténuer un peu ma « phobie » en eau libre.

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Ce week-end, nous avons fait du camping en famille au bord du lac de Gruyère. Encore une occasion d’enfiler ma combinaison et d’essayer une nouvelle fois de nager plus de 300 mètres sans risquer l’arrêt cardiaque. Le premier jour, j’étais suivie par mon chéri et ma fille sur le paddle, ce qui était très réconfortant dans le cas où je perdrais les pédales au milieu du lac. Première constatation, l’eau est un peu froide mais la combi a vite fait de me réchauffer et surtout, je flotte de l’arrière sans faire d’effort ! Une bonne chose étant donné que j’ai tendance à m’essouffler à cause justement de mes battements de jambes totalement inefficaces et énergivores. Avec la combi, je n’aurai pas à y penser. Dans le lac de Gruyère, on a son fond environ jusqu’à 3 mètres du rivage (en tout cas au camping) après, c’est fini, ça descend fort (c’est un lac artificiel) ! Deuxio, tu ne vois que dalle ! L’eau est verte partout (mais super propre !) donc tu vois quasiment rien au fond de l’eau, sauf de temps en temps une algue ou une branche. Du coup, ce jour-là, en m’arrêtant plusieurs fois pour me repérer et reprendre mes esprits (la fameuse branche d’arbre qui apparaît soudainement dans le vert opaque), j’ai réalisé 1 km en 28 minutes. Le lendemain, je remets ça à 7h30 du mat et cette fois, je pars seule (sauf sur la fin ou la famille m’a de nouveau rejointe en paddle). Ma respiration est parfaite et je me force à regarder devant plutôt que le fond. Du coup, moins de flippage et surtout je sais que les poissons sont tellement effrayés qu’ils ne viendront pas nager près de moi. Cette fois, je fais mon km en 20 minutes ! 8 minutes de gagnées en arrêtant de flipper et en m’arrêtant tout le temps. Ce n’est pas un temps incroyable mais pour un caillou comme moi, c’est juste exceptionnel 😀 Probablement que je finirai dans les derniers à la natation, mais je m’en fiche 😀

Au final, je constate avec surprise que je prends beaucoup plus de plaisir en eau libre qu’à la piscine, que je nage plus vite, que ma respiration est meilleure et que je suis beaucoup plus « calme ». C’était vraiment une bonne chose de nager en lac avant la course car c’est beaucoup d’appréhension qui tombe. Et j’adore !!!! Après, peut-être que le fait que l’eau du lac de Gruyère soit verte opaque y était pour quelque chose. Ce sera un peu la surprise pour la Vallée de Joux… Mais là, c’est 500 mètres et je sais que ce n’est pas insurmontable en gérant mon stress du mieux que je peux 🙂 Ce sera aussi l’occasion de tester notre nouvelle trifonction à l’effigie du club de tri. Je ne suis pas à l’aise à l’idée de la porter car elle n’est pas très couvrante O_O

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Narcisses Run Haute-Ajoie

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C’était la toute dernière course à pied de l’année après le marathon de Zürich, en soit, une course de reprise après mes tendinites aux deux genoux. Ma physio m’a donné le feu vert mais c’était sans compter sur le dénivelé de cette course que je pensais plutôt à ma portée, juste un petit entraînement…

Cette course qui était la deuxième édition (donc toute petite course jurassienne) était tout de même importante pour moi car c’est la toute première course où mon papa, ma fille et mon chéri seraient tous présent. C’était aussi important que la toute première compétition d’un enfant devant ses parents.

Le départ de la course étant à 18h, nous sommes partis le matin pour retourner dans la région où j’ai passé toute mon enfance. On en profite pour visiter les grottes et le préhisto-parc de Réclère (une étape de la course du soir). C’était vraiment sympa mais un peu froid (il faisait 6°C dans la grotte et on était pas vraiment habillé correctement alors que dehors, il faisait très chaud.

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Petit dîner à Porrentruy et direction la maison de mon papa pour que je puisse me préparer pour la course. A 16h, départ pour la course. J’avais déjà commencé à ressentir des douleurs à mon essuie-glace gauche durant la journée, lors des descentes dans les grottes. Léger. Mais déjà, je sentais que ça allait mal se passer.

A 10 minutes du départ, mon papa me dit de m’échauffer un peu histoire de ne pas me griller sur les 500 premiers mètres qui sont en montée (peu de plats, énormément de montée et beaucoup de descente et ça, je le découvrirai sur le parcours). Il me dit aussi d’abandonner si je ressens des douleurs, que ça ne vaut pas la peine de gâcher toute ma saison de tri sur cette petite course. Je suis d’accord mais abandonner, ça ne fait pas partie de mes gènes. J’ai morflé plus que jamais sur mon marathon et j’ai franchi la ligne d’arrivée, ce n’est pas une course de 9 km qui va me mettre à genoux.

Le départ est donné, tout le monde part en même temps. Et effectivement, la première montée est sacrément rude, surtout quand on a couru au total 6 km sur presque 2 mois… Et là, je remarque que mon lièvre n’est autre qu’une de mes anciennes copines d’école primaire ! Avec un physique comme j’en rêve et là je me dis que je ne vais pas la suivre très longtemps et que je vais devoir rapidement la laisser partir car elle a l’air de gérer sa course super bien. Pendant les 3-4 premiers km, on s’est dépassées chacune notre tour jusqu’au réveil de mon genoux… DROIT ! Celui qui n’avait pipé mot jusque-là alors que son voisin me donnait des signaux d’alarmes déjà le matin ! Bref, je lâche Cloé et je continu à un rythme beaucoup moins marrant. Il a beaucoup plu les jours précédents. La course se déroulaient principalement en forêt, une sorte de petit trail en l’occurrence. On dirait qu’on a passé la charrue sur le chemin. Les chaussures s’enfoncent dans la boue et les chevilles se tordent sur les racines des arbres.

Et c’est là qu’arrive la montée de la mort qui tue ! Un escalier quasiment à la verticale qui met à bout de souffle les coureurs. Une montée qui n’en finit pas ! C’est là aussi que je me rends compte que le fait de n’avoir quasiment pas couru pendant une quarantaine de jours a un impact énorme sur mon cardio. Mon cœur est au taquet et je souffle comme un bœuf, rien à voir avec le marathon de Zürich, j’ai l’impression de n’avoir jamais fait de course à pied…

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Heureusement, en haut, on trouve le premier ravitaillement. Je fonce sur les oranges et boit deux petits verres d’eau. Je repars et retrouve ma famille au 6e km. Ils veulent savoir si j’arrête ou continue. J’ai un peu mal au genou droit mais je ne vais pas lâcher à 3 km… Mais qui dit montée dit forcément descente. Et là, ça devient galère. Le TFL droit est de retour de plus belle et ma physio risque de me faire la gueule mardi. La descente est un supplice, et pour compliquer un peu la chose, dans la boue. Je n’arrête pas de faire des virages pour éviter de me vautrer. Je suis encouragée par d’autres coureurs lorsque je m’arrête pour masser mon genou et je repars en courant sur l’intérieur de mon pied (la douleur est moins forte). Par contre, le genou gauche n’a pas flanché une seule seconde, aucune douleur, rien du tout ! Il a même compensé pour l’autre genoux alors que je pensais vraiment qu’il allait me lâcher. Encore aujourd’hui, RAS. Je pense qu’il est guéri, à voir mardi 😀 (Edit du 05.06.2018 : la physio reste optimiste, la situation du TFL droit n’est pas pire qu’avant la course, c’est plus un signal d’alarme pour faire comprendre qu’il n’est pas complètement guéri. D’ailleurs, lundi, je pouvais même courir dans les escaliers en descendant. Mot d’ordre de ma physio : Pas de course à pied jusqu’au triathlon du 24 juin, uniquement du vélo, de la muscu et de la natation (selon elle, vu les courses que j’ai faites peu de temps en arrière, je n’ai pas besoin d’entraînement pour courir un 5 km dans une quinzaine de jours.

Et puis voilà enfin la ligne d’arrivée ! Comme je suis contente de la voir ! je retrouve un peu de ma motivation et même la force pour allonger la foulée. Je passe la ligne en 1h00’01 » sous les encouragements de ma copine Cloé que je retrouverai plus tard après quasiment 7 ans sans l’avoir vue. Toute ma famille est à l’arrivée, je suis trop heureuse 😀 Je suis prise en charge par un masseur qui accepte de prendre soin de mon genou malgré le fait que je sois cradossée de boue et c’est également à ce moment-là que je retrouve mon ancienne professeur d’économie et de compta que j’ai quittée il y a 11 ans ! Quand je vous dis que le Jura c’est tout petit ! Quel bonheur de retrouver toutes ces personnes !

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Le soir, on va tous manger une bonne pizza et voilà qu’on mange juste à côté du mec qui a fini 3e du parcours de 16 km. Je lui explique pour le TFL et il m’explique que pour gagner du temps, il a couru a 4 pattes sur les escaliers (petit anecdote pour les prochains trails 😀 ). A noter que cette course est juste magnifique, à travers champs de fleurs et forêts, avec une ambiance toute jurassienne, sans prise de tête et beaucoup de fair-play 🙂 Une course qui me donne sérieusement envie de me mettre au trail, un type de course totalement « nature » sur lequel je m’éclate. Tiens, pourquoi pas un jour Sierre-Zinal ?