Mon premier cours de spinning

N’ayant pas encore les moyens de m’acheter un vélo pour le triathlon, il m’a semblé intéressant de suivre un cours de spinning. Après tout, il s’agit de vélo de route, mais en salle et le tout sur fond de musique et d’encouragements d’un coach. Moi qui adore le cardio en cours collectif, j’ai décidé de me lancer.

Mon beau-père (qui adore le vélo de route) m’avait déjà appris comment régler la selle de telle sorte à ce que les jambes soient suffisamment tendues lorsqu’elles sont en bas. C’est la première chose que j’ai faite en choisissant mon vélo. Ensuite, j’étais complètement paumée. Je ne savais pas comment régler le guidon. Heureusement, notre coach était vraiment super cool et super sympa et m’a réglé tout le bazard de façon à ce que j’aie envie de revenir la prochaine fois 😀

Le cours a commencé tranquillement par un petit échauffement de 5 minutes. Jusque là, je gère. Je pédale tranquille sur ma petite route imaginaire. Fin de l’échauffement, on augmente le serrage (grosse vitesse, style montée de la mort qui tue. Position de danseuse.

large

Au bout de 10 secondes à peine, j’avais déjà les jambes en souffrance. Pourtant dans ma tête, la danseuse, c’était bonnard ! Ben non, c’est tout le contraire ! En plus, j’étais en détresse avec mes serrages. J’avais réglé mille fois trop dur pour moi. Je pensais qu’en mettant une plus grosse vitesse, je pédalerais moins vite et que je serais moins fatiguée. C’était carrément le contraire. Je n’ai pas pu finir la première musique debout (pourtant c’était soft), je l’ai terminée assise avec un serrage presque inexistant… Bien décidée à ne pas me laisser intimider, j’ai compris la leçon et mes réglages suivants étaient plus « tranquilles ». On fera les réglages du Tour de France dans 6 mois…

Première cession de gros serrage en position aéro (couchée). Mes cuisses brûlaient. Je serrais le prolongateur comme si ma vie en dépendait.

2009Kona13
A l’aise, Blaise !

Déjà que je n’étais plus très fraîche avant cette cession, au bout de la deuxième minute, j’ai senti des trucs qui perlaient le long de mon cuir chevelu puis j’ai senti que ça coulait le long de mes joues jusqu’au menton et plouf, goutte à goutte. Je ne suspectais même pas que je pouvais transpirer de ces zones-là. Je pensais être une licorne qui pétait des paillettes et vomissait des étoiles filantes…  J’ai regardé mes compagnons de route virtuelle et j’ai constaté qu’on était tous entrain de perdre des litres d’eau. Ça m’a rassurée de voir que je n’étais pas seule à fondre, certains devaient déjà avoir perdu un bon litre tellement leurs vélos étaient mouillés. Et les gouttes ont commencé à perler au bout de mon nez. Ploc, ploc, ploc ! En temps normal, j’aurais arrêté sur le champ tellement j’aurais eu honte de suer en public, mais là, c’était général donc… Ma tronche était trempe, même mes bras, mes épaules et mes mains suintaient, et mon dos, on en parle même pas… Fin de la cession « aéro et montée de la mort qui tue ».

53d538b63d9d5_-_spinning-de

On se remet assis, on boit un bon coup et on se dit que le plus dur est passé. Bah non ! Cette fois, on repart pour une cession « assis – danseuse » pendant 6 minutes. Deux tours de pédales assis, deux tours de pédales debout, puis 4 et 8… Le tout pendant 6 *#@ de longues minutes ! Là, j’étais clairement au bout de ma vie mais mes réglages étaient adaptés de telle sorte que j’ai pu terminer le cours la tête haute, méga fière de moi ! La coach m’a fait promettre devant 20 autres cyclistes que j’allais suivre les prochains cours et moi, j’ai pas pu refuser 😀

J’ai transpiré comme jamais, j’ai cru que j’allais mourir à peu près une dizaine de fois. J’ai tenu bon ! Par contre, j’ai constaté que mon cardio en spinning était beaucoup moins élevé qu’en running. Même lorsque je pensais être au bord de l’infarctus, je regardais ma Suunto et je voyais que je tournais à 155-160 pulses alors qu’en courant, je suis en moyenne à 160-180 pulses (et je transpire beaucoup moins…). Peut-être le fait que ce soit un sport « porté » fait que c’est moins hard au niveau des pulses. Quoi qu’il en soit, j’ai souffert mais j’ai adoré ! La coach m’a dit que c’était un excellent entraînement pour le triathlon. Je valide !

Alors le vendredi j’peux pas ! J’ai spinning !

2 commentaires sur “Mon premier cours de spinning

  1. eh ouais, faut pas hésiter à utiliser les petites vitesses…en fait, c’est une question d’équilibre, comme souvent. La cadence de pédalage la plus économique, c’est entre 40 et 50 tours par minute (donc tu ne comptes les coups de pédale que d’un côté)…mais ça, c’est pour rouler à l’économie et garder des forces pour le sprint final. Dans la réalité, les coureurs cyclistes tournent entre 85 et 115 coups de pédales/minute….pour débuter et avant de trouver TON rythme préférentiel, la base de 1 coup de pédale par seconde est pas mal.
    (pis le vélo, c’est nul, y’a même pas de poignée de gaz)
    (en plus, ils sont tous dopés)
    pis, elles sont aussi jolies que sur la première photos tes copines de spinning ?
    vais p’t’être me mettre au vélo, moi, hihihi !
    McGyver

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :