Triathlon de Lausanne

fe7ddf_b83e2c85a2294a8fa475c16ade3583d5~mv2

Encore une magnifique journée de sport qui s’achève !

J’ai passé toute la semaine à regarder à combien se situait la température du lac en espérant qu’elle serait suffisamment froide pour que je puisse porter ma combi pendant l’épreuve de natation.

Hier soir, l’eau était à 24°3 et comme la combi devient interdite à partir de 24, je ne savais pas trop si j’allais le faire ou pas, si c’était pour faire la même épreuve qu’à la Vallée de Joux. Nager en état de stress permanent, ça n’en valait pas la peine.

Je me lève à 4h30, mange péniblement une omelette à la banane arrosée de sirop d’érable et je prépare mon sac que je n’avais pas vraiment eu le temps de préparer la veille, épuisée par une journée chez des potes de l’autre côté du Léman.

Je décide de partir seule pour pouvoir me garer pas trop loin de la zone de transition. Ma famille me rejoindra plus tard. A 7h45, me voilà arrivée. Je suis déjà en état de stress… J’avais bien mon casque sur la tête mais j’avais oublié de mettre ma puce à la cheville et mon dossard… Ça se voit à peine que je suis débutante.

Je prépare tranquillement ma place et je repère l’emplacement de mon destrier parmi cette horde de vélos. La Vallée de Joux à côté, c’était tout petit. J’ai pris ma combi avec moi car j’espère encore pouvoir la porter… J’ai investi dans du talc pour mettre dans mes chaussures car cette fois, je ne perdrais pas de temps à mettre des chaussettes.

Le stress monte et je sais maintenant les effets qu’il a sur moi au départ de la natation… Bref, rien de bon. Je me promène un peu dans le parc et je vais demander à une bénévole si le port de la combi est autorisée. Elle n’est sait rien. Bon en même temps, elle ne s’occupe que d’orienter les cyclistes et les runners dans la bonne direction. Mais s’ensuit une sympathique conversation de 30 minutes qui m’ont vraiment beaucoup aidée à faire descendre la pression. En partant, je lui promets de lui faire signe à chaque transition.

Quelques exercices de respiration profonde devant mon vélo, à 40 minutes du départ. Ma famille n’est toujours pas là et je me sens un peu seule, même si je croise quelques membres de mon club de triathlon. Je pense à cette épreuve de natation qui me tétanise autant. Hors de question de finir sur le dos ! Ma petite voix me demande pourquoi je flippe autant. Est-ce que ma vie dépend de ce triathlon ? Et là, je commence à décompresser. Je vais voir un juge pour savoir si la combi est autorisée et il me répond que non ! Je n’aurai pas de flotteur pour nager mes 750 m et je n’ai jamais nagé plus de 700 m sans combi et en plus, c’était en piscine !!!! Nous sommes plusieurs éponges de mer à faire la même tête sur le moment. En retournant vers le vélo pour prendre mon bonnet et mes lunettes, le speaker annonce enfin que la combi est interdite…

En me rendant vers le départ, je commence déjà à ventiler. Ma vie ne dépend pas de cette course… D’autres athlètes font part de leur angoisse de nager sans combinaison. Au moins, je ne suis pas seule à redouter ce moment difficile.

Ça suffit le stress ! A 15 minutes du départ des filles, je vais barboter un peu au milieu de la masse de nageurs. L’eau est effectivement super bonne. Je fais quelques dizaines de mètres en visionnant un peu le fond, en me concentrant sur ma respiration et en essayant d’oublier que je vais prendre le départ d’une course.

Ça y est, c’est dans 5 minutes ! Zen ! Respire ! Je plaisante avec d’autres filles. Cette fois, je pars derrière et sur le côté pour éviter l’essorage. Là je suis bien, je ne risque rien. On annonce 15 secondes (bientôt l’heure de vérité : crawl ou dos crawlé ?). Je mets mes lunettes et le klaxon retenti. Je respire un bon coup et je m’élance. J’expire, je respire, gentiment, avec ma petite voix qui me dit « on s’en fiche de la place, on ne regarde pas derrière et on se concentre sur les paysages sous-marins ». Je pose ma nage sans aucun problème de respiration, sur mon rythme de croisière. Je regarde le fond et de temps en temps devant moi pour bien viser la bouée. A partir du moment où le fond est trop profond pour que je le vois, je me mets en mode « bouddha zen », celui que j’ai appris lors de nos vacances à Brienz. Je ferme les yeux pour me relaxer encore plus. La première bouée passe comme une lettre à la poste. Je prends large, histoire d’éviter le bouillon et je repars tout droit, pépère. Il faut continuer comme ça ! Ma petite voix ne m’abandonne pas, elle a un effet très calmant. Le sport, c’est mon exutoire alors même ici, je vais en profiter jusqu’au bout. Je passe la deuxième bouée et je suis étonnée de voir que je ne lâche pas le peloton. Entre mon premier triathlon et celui-là, c’est le jour et la nuit. Je « fonce » vers la sortie de l’eau. Je terminerai avec un temps pas du tout canon de 19 minutes mais loin d’être la dernière nageuse.

fe7ddf_a1a8943bccc5457c840c4a14f80a9efb~mv2

Je bois un peu, enfile mes chaussures, mets mon casque, mes lunettes et mon dossard dans le bon sens et je pars tout en faisant signe à ma bénévole préférée, toute contente de me voir. Une fois la montée de l’Avenue d’Ouchy terminée, je prends à nouveau mon pied et j’ai la banane jusqu’à la Vallée de la Jeunesse. Ça monte un bon moment. Et puis après c’est bon. Je me pose sur les prolongateurs et je fonce tout en rattrapant mon retard en natation. Je prends un virage comme une barge et j’entends un mec crier « Allez le 1222 !!!!! » En plus de cela, je vois mon chéri et ma fille sur le bord de la route ! Je pédale encore plus fort jusqu’à la deuxième transition. Je change tranquillement de chaussures. Casquettes, lunettes, on boit un coup, on s’arrose et on repart ! Nouveau coucou à ma bénévole. Dernière ligne droite !

fe7ddf_fd8e23ff03cb47e3b0382bbb87bae244~mv2

Là, je ne suis pas à l’aise. J’ai peut-être un peu trop forcé sur le vélo et mes jambes sont super lourdes, mais bon, je savais que ce serait dur. J’ai beau porter mes Pureflow, je reprends mes vieilles habitudes en courant sur le talon, même si je le fais beaucoup moins. J’ai peur pour ma tendinite et me demande quand elle va à nouveau apparaître. Vers le 2e ou le 3e km ? Je garde ma vitesse autour de 10 km/h. La montée dans le parc olympique est un véritable supplice pour moi, je me fais dépasser par plein de monde. Je n’ai plus de souffle (3 mois d’arrêt quasi complet de course à pied, ça fait mal). J’ai chaud et le soleil tape fort.

Je vois le tapis de la ligne d’arrivée et je donne tout ce qu’il me reste jusqu’à la ligne d’arrivée et je revois ma famille sur le côté. J’étais tellement heureuse d’avoir terminé ce sprint de Lausanne qui me paraissait tellement dur. Au final, aucune douleur au genoux, une natation juste incroyable quand je repense au fiasco de la Vallée de Joux et en plus de cela, sans combinaison. Un stress en moins pour mes deux prochains triathlons.

Inked20180819_135755_HDR_LI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :