Bilan d’une première saison de triathlon

Après m’être posée beaucoup, mais vraiment beaucoup de questions sur comment gérer ce type de course, comment manger, comment faire mes transitions, comment ne pas me noyer, comment ne pas finir rouge comme une tomate à l’arrivée, comment éviter la fameuse diarrhée du sportif d’endurance, comment faire pipi quand on est une fille et qu’on porte une trifonction (une pièce évidemment), comment préparer son sac,… voici venu le temps du bilan ET des réponses, petit bilan qui pourrait s’avérer utile pour tous les débutants comme moi !

Bref, en février 2017 (4 mois après mes débuts en course à pied), je m’ennuie déjà et j’ai besoin de plus, beaucoup plus et c’est là que j’ai commencé à m’intéresser au triathlon, c’est un sport qui m’a toujours impressionnée et comme beaucoup de monde, je pensais que seul les fous furieux en faisaient. Faux ! C’est vrai quand on va voir uniquement le départ de la catégorie Elite, vous savez, les meilleurs qui représentent fièrement leurs pays… Les pros quoi !

Le triathlon, ce n’est pas seulement le fameux label Ironman. L’Ironman est au triathlète ce que le marathon est au coureur ! Et tout triathlète qui a terminé un Ironman a été un poussin en short distance dans son passé. Il faut bien commencer quelque part 😀

logo-tryverdon

Je ne savais pas nager, je détestais le vélo de route et je courais comme une limace (ce qui est toujours le cas aujourd’hui) mais soyons fous ! En regardant des vidéos sur Youtube, je me suis lancée en autodidacte en natation. Ce fut difficile car c’est clairement le sport le plus technique des 3. Quand j’ai enfin compris qu’il fallait expirer sous l’eau, j’ai réussi à faire des longueurs de 25 m sans m’asphyxier (au bout de 3 mois…). Je me suis inscrite en club de triathlon, le TRYverdon, un club super sympa et dont les membres sont super forts (ils cumulent les podiums dans toutes les catégories). Donc quand j’ai fait mon premier entraînement natation avec eux, j’en ai tellement roté que j’ai presque failli abandonner l’idée de faire du triathlon. Le niveau était tellement haut pour moi et mes faibles bases que c’était juste pas possible. Je me suis alors inscrite en septembre 2017 au Cercle des Nageurs d’Yverdon (CNY) et là, j’ai vraiment appris à nager grâce à notre coach Roland. J’ai rapidement pris confiance en mois et j’ai progressé non seulement en crawl, mais aussi en dos et en brasse coulée (même si je déteste ces nages). Il ne me reste plus qu’à apprendre le papillon, la culbute et le plongeon sans perdre mes lunettes… Bref, il y a encore du taff…

En juillet 2017, j’ai fait l’acquisition de mon vélo de course et je me suis lancée sur la route. Les premiers kilomètres à côté des voitures étaient assez stressant pour moi qui avait plutôt l’habitude des chemins de forêt, mais là aussi, j’ai très vite pris un plaisir de malade et j’ai découvert qu’en fait, j’adore ce sport qui est aujourd’hui mon point fort, même si je dois continuer de l’améliorer.

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En juin 2018, me voilà plus ou moins prête pour mon premier triathlon short distance (500 m de natation, 20 km de vélo et 5 km de course à pied) à la Vallée de Joux. Mais d’abord, revenons-en à mes fameuses questions.

  1. Comment préparer mon sac pour la zone de transition ?Pour Noël, mon chéri m’a offert le sac de transition Z3ROD. C’est un sac super cool avec plein de compartiments pour ranger toutes les affaires dont on a besoin. Même s’il fait pinpin sur les courses, je l’adore. Je l’ai customisé avec un lapin crétin, symbole qui me caractérise assez bien 😀 Mais bon, sur un triathlon, il est très difficile d’obtenir la médaille du pinpin puisque le niveau est souvent très élevé 😀 Il y a un dicton qui dit : « Les garçons jouent au foot, les hommes jouent au rugby et les dieux font du triathlon ». Certains l’ont pris au mot 😀 Combien de fois j’ai pulvérisé un mec (même pas une fille) avec un vélo de triathlon à plus de 5000 balles et un casque aéro alors qu’il ne devait même pas dépasser les 20 km/h au plat… Le jour où je m’offre un vélo de triathlon, c’est quand j’aurai fini au minimum 5e au scratch d’une course, c’est à dire dans longtemps. Et tant mieux pour mon porte-monnaie 😀Sans titre
    Au départ, j’ai fait exactement comme le mec qui présente le sac Z3ROD sur Youtube, j’ai mis plein de trucs inutiles… comme un marqueur noir (c’est peut-être utile si tu fais l’Ironman de Nice mais sur le triathlon de la Vallée de Joux, c’est très discutable… D’ailleurs, au Triathlon de Lausanne et de Morat, on n’a même pas été marqués…). Je ne prends pas la grosse pompe à vélo puisque je contrôle toujours mes roues avant de partir et surtout, j’ai une petite pompe à main sur mon vélo en cas de crevaison (que j’ai déjà eu l’occasion de tester en condition réelle…) et je ne vide pas mon armoire pour l’après-course car en général, mes courses se déroulent à max 1h de voiture de chez moi (ou du camping ou du logement Airbnb). Je me fiche donc bien de rester en trifonction jusqu’à la douche et de puer des pieds dans mes chaussures de running (mode glamour off). Donc pour un short distance, voilà ce que j’emporte, de la natation à la couse à pied, sachant que j’ai déjà enfilé ma trifonction, mes baskets de running et mon pull pour avoir chaud avant la course :

    Une combinaison néoprène
    Un bonnet de secours
    Une paire de lunettes de natation
    Un sac plastique pour enfiler plus facilement ma combi
    Un petit linge ultra fin (qu’on trouve chez DK pour pas cher) pour se poser pendant les transitions.

    Un vélo (ça peut être utile)
    Un casque
    Une paire de lunettes
    Une ceinture porte-dossard (accessoire primordial !)
    Des chaussures de vélo (ou vos chaussures de running si vous n’avez pas les pédales automatiques). En ce qui concerne les chaussures de vélo qui est déjà un sujet épineux en triathlon pour ce qui concerne le temps de transition, perso je déteste les chaussures de vélo de route, les cales sont hyper fragiles, tu marches comme un pingu et tu risques de te casser la tronche sur les terrains accidentés (ce qui est souvent le cas) et une chose est certaine, ce n’est pas fait pour courir… Les expérimentés (ou les pinpins) utilisent évidemment les chaussures de triathlon (avec languette pour attacher l’élastique qui bloquera le pédalier pendant la course de transition) mais les débutants gagneront tout autant de temps à utiliser des chaussures de VTT. C’est toujours ça de moins à se relever après une bonne croûtée.
    Deux gourdes (une remplie d’eau et l’autre avec une boisson de sport, évidemment, ça reste personnel).
    Une sacoche de cadre (très pratique pour ranger mes gels, pâtes de fruits,…).
    Une sacoche de selle pour ranger le matériel de crevaison (ce sont des choses qui arrivent mais sachant qu’il me faut, par manque d’expérience, 20 minutes pour changer une roue, pour ma part, en short distance, autant abandonner même si c’est rageant…).
    Une pompe à main

    Une casquette ou une visière
    Une paire de lunettes (quoique j’hésite franchement à courir avec mes lunettes de vélo, ça ferait un truc de moins à embarquer…)
    Une paire de chaussures de running

    Un petit tube de crème solaire
    – Du talc
    – Huile de massage à l’arnica
    – Une petite pharmacie de secours

    Je ne mets pas de chaussettes pendant la course. Je mets du talc dans mes chaussures de vélo et de course à pied et ça va très bien pour du short distance. Je n’ai jamais eu de cloques sur ma saison de triathlon, surtout depuis que je porte des chaussures qui me conviennent parfaitement (les Brooks Pureflow 6) et c’est du temps de gagné très facilement pendant les transitions. Un truc que j’ai tout de suite acheté, c’est la trifonction. On peut évidemment nager en maillot de bain, enfiler un short et un t-shirt pour le vélo et la course à pied mais franchement, c’est tellement pratique de pouvoir faire tous les sports avec le même vêtement et quel temps de gagner pendant les transitions ! En plus, on en trouve a moins de 50.- . C’est vraiment un excellent investissement si vous souhaitez vous lancer dans ce sport à long terme.

    Si vraiment il annonce moche le jour de la course et que je risque de finir tremper du début à la fin, je laisse des habits de rechange dans ma voiture. Je n’ai pas eu à le faire cette année car il a fait beau sur toutes mes courses 🙂

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    Mon sac beaucoup trop rempli
  2. Est-ce que mon énorme sac est autorisé sur la zone de transition et comment préparer mes affaires ?Ça c’était vraiment la question qui me faisait le plus flipper. J’ai vu beaucoup de vidéo Youtube de type « Ironman » où tu as droit à de simples sacs en plastiques, et très peu sur des courses « normales ». Je me demandais si je devrais laisser mon sac dans un vestiaire, comment protéger mes affaires du vol (téléphone, clés de voiture, porte-monnaie,…). J’ai vu pas mal de personnes poser des caisses en plastique sur leur zone de transition. Ok, un sac de commission ou une boîte de rangement en plastique peuvent faire l’affaire mais si comme moi, tu gares ta voiture à 1 voir 2 km de la zone de transition ou pire, que tu te déplaces en train avec tout ton barda et que tu enfourches en toute logique ton vélo pour t’y rendre, un bon sac à dos est largement préférable, pratique ET confortable. Sur les 4 courses que j’ai faites cette année, j’ai pu poser sans problème mon énorme sac Z3ROD à côté de mon vélo… Je laisse mon téléphone dans la voiture, je planque ma clé de voiture et je n’emporte que 10 .- dans mon sac si jamais j’ai un petit creux. Mais je n’ai jamais utilisé d’argent lors d’un triathlon puisqu’en principe, je rentre tout de suite après et que bien souvent, le seul aliment qu’on te proposait à la fin de la course est carné, pas fifou pour un sportif végétarien…20180915_084919_HDR

    Pour ce qui est de la préparation de ma place, j’ai un rituel très simple :

    – Je place mon vélo et ensuite mon gros sac juste à côté (presque en-dessous de ma roue arrière), tout au fond de ma place (parfois c’est hyper serré). Il ne faut pas oublier de mettre une vitesse facile pour le départ à vélo. Ce serait con de devoir pédaler comme un forçat sur du plat…
    – Sur mon sac, je pose ma visière ainsi que mes lunettes de course à pied
    – Devant mon sac, je pose ma petite serviette sur laquelle je pose mes chaussures de vélo et de course à pied, que j’aurai préalablement bien ouvertes afin de les enfiler facilement.
    – Sur mes prolongateurs, je pose, dans l’ordre où je vais les mettre, mes lunettes de vélo, mon casque et ma ceinture porte-dossard (sur la photo, on voit bien comment j’ai posé tout ça).
    – Les ravitaillements sont placés dans la sacoche de cadre et ma gourde est prête. Il n’y a plus qu’à !

    Dès que tu sors de l’eau, tu enlèves le haut de la combi. Tu enlèves le reste vers le vélo et tu peux simplement la poser sur la barre du vélo pour qu’elle sèche (ou sinon tu la balances par terre si tu veux gagner 2 secondes…). J’ai jamais eu besoin de vaseline pour pouvoir enlever la combi plus facilement, ça passe tiptop, même avec une grosse Suunto au poignet et une puce de chronométrage à la cheville et non, contrairement à ce que je croyais, elle ne s’est pas déchirée à leur passage… Pour ce qui est d’en mettre autour du cou et des bras, c’est préconisé quand tu nages dans l’eau salée pour éviter les irritations et les brûlures. J’ai nagé 1h en lac avec ma combi sans m’arrêter et je n’ai souffert d’aucun frottement au cou ni ailleurs. Comme je nage uniquement en lac (ou en rivière) et que j’ai une sainte horreur des méduses et des requins blancs, je ne pense pas que j’en aurai besoin un jour…

    Environ 200 m avant l’arrivée vélo, je décroche partiellement mes chaussures pour gagner un peu de temps. Et c’est parti pour la course à pied. Attention, j’ai déjà vu des gens qui faisaient le vélo avec leur bonnet de bain sous le casque (si si) ou même courir avec le casque vélo. C’est pas interdit mais bon, niveau confort, faut l’assumer 😀 C’est pourquoi je préfère prendre mon temps en transition 😀 Le dossard se porte en arrière sur la partie vélo et à l’avant pour la course à pied (on en a pas besoin pour la natation).

    Lors du retrait de votre dossard, on va vous donner un sachet contenant votre dossard, un bonnet de bain, la puce de chronométrage, un autocollant portant votre numéro pour la tige de selle ainsi que 3 autres pour le casque (ainsi que votre prix souvenir). Encore une fois, chaque triathlon fait à sa sauce. Par exemple à Morat, pas d’autocollant pour le casque.

    Pour la partie suivante, il m’a fallu 2 courses pour que ça entre dans ma tête et que je ne fasse pas des bouchons au check-in : Avant même de vous présenter à l’entrée de la zone de transition avec votre vélo, posez tous vos autocollants au bon endroit sur le casque et le vélo. Mettez votre casque sur la tête et fermez-le, n’oubliez pas de mettre votre puce de chronométrage à votre cheville et gardez votre dossard dans les mains. Les juges vont vérifier votre vélo, en particulier si les cintres et les prolongateurs sont bien fermés avec des bouchons. Si vous êtes en ordre, ça passe tout seul. Il faut encore veiller à la longueur des prolongateurs. Si le drafting est interdit, pas de souci à se faire sinon, les prolongateurs ne doivent pas dépasser les cocottes et doivent être pontés.

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    Pour course avec drafting, c’est comme ç
  3. Est-ce que je vais me noyer en natation ?En principe pas.Moi, j’avais une trouille bleue de nager en eau libre. C’est vrai que les carreaux de la piscine sont très réconfortants mais malheureusement, le triathlon se passe généralement en lac, rivière ou mer, même si on trouve des triathlons en piscine (perso, ça ne m’attire pas du tout). Ma peur principale et hyper stupide : me trouver face à face avec un brochet ou tout autre gros poisson avec des dents, et en lac, ils pullulent. Genre me faire bouffer un orteil ou me faire arracher le nez, me faire pincer par une écrevisse ! C’est complètement con mais c’était mon petit délire à moi. Je ne vous cache pas qu’il m’a fallu un baptême de plongée pour me rendre compte que les brochets ont bien plus peur de nous que nous d’eux… Et je vous laisse imaginer comment ils doivent déguerpir à 500 m quand un troupeau de 200 nageurs s’élance en même temps… Avant de faire mon baptême de plongée, et ça peut paraître curieux, il fallait que l’eau soit absolument opaque et qu’on n’y voit que dalle ! Au moins, j’étais sûre de ne pas voir de poisson. J’ai fait un seul triathlon dans ces conditions et j’ai pourtant tout nagé sur le dos. L’eau opaque quand tu nages seul, c’est cool, mais quand tu pars avec 200 pelés, tu ne vois non plus pas les pieds et les bras qui t’arrivent dessus et ça, c’est flippant, car croyez-moi, les autres ne se gênent pas pour vous nager dessus… Les autres, c’est le mal !Donc mon conseil pour vos premiers triathlons, peu importe la transparence de l’eau et même si vous croyez qu’une mémé, c’est inoffensif (ce sont les pires et elles vont vous déglinguer !), partez sur le côté et encore mieux, à l’arrière sur le côté. Vous aurez tout le temps de dépasser ceux qui nagent moins vite que vous. En appliquant ce conseil, mes 3 derniers triathlons se sont magnifiquement bien déroulés. Une natation en état de stress, il n’y a rien de pire pour vous gâcher une course. L’idée de base est quand même de se faire plaisir. Autre conseil, éviter de se mouiller 2 minutes avant le départ… Nager tranquillou une dizaine de minutes avant le départ pour apprivoiser les lieux, s’acclimater à la température de l’eau, visionner le fond et se mettre en condition peut s’avérer salvateur. A Morat, c’était très difficile de s’échauffer dans l’eau. Du coup, je me suis simplement laissée flotter dans l’eau, histoire de faire rentrer l’eau dans la combi mais surtout, j’ai fait plusieurs expirations avec la tête sous l’eau, pour ne pas être « choquée » au départ. Et c’est passé comme une lettre à la poste. Oubliez le coup de feu, imaginez que vous êtes seul (même si c’est pas facile) et nagez comme vous le feriez normalement.

    D’autres auront peur des algues, ce qui était mon cas. Mais encore une fois, nager régulièrement en lac, si possible dans une eau où prolifère ce genre de flore (je ne peux que vous conseiller Yverdon 😀 ), va fortement vous aider. A Morat, j’ai eu le plaisir infini de nager dans les roseaux après avoir dévié de ma trajectoire. Maintenant je me sens capable de nager au milieu d’une plantation de spaghettis géants et d’une horde de mémé en furie…

  4. Et les questions pipi-caca ?En général, il y a des toilettes sur le lieu du triathlon. Sauf que ceux qui les utilisent n’ont pas peur de se chopper une infection. Les toilettes chimiques, miam ! Quand tu vois un amas d’étrons et de PQ flotter à la surface de ce sur quoi tu es censé déverser ton divin pipi, je te jure que moi perso, ça me coupe direct l’envie d’uriner…La minute scientifique : l’urine n’est pas sale (c’est vraiment un truc à savoir quand tu te promènes au milieu de 200 personnes dans une eau étrangement tiédasse.

    L’urine est un liquide neutre qui a été l’un des premiers désinfectants. Mais l’urine est avant tout un indicateur du bon fonctionnement de nos organes. Dans un litre d’urine, il y a surtout de l’eau (950 g), mais aussi des sels minéraux (11 g de chlorures, 3 g de phosphates, 11 g de sulfates), diverses matières organiques (4 g), de l’urée (25 g) et des pigments biliaires (0,05 g d’urobiline). Ces derniers donnent d’ailleurs aux urines leur couleur jaune. Un jaune foncé quand on n’a pas beaucoup bu et jaune clair quand les urines sont diluées. L’urine a des vertus plus ou moins connues. Cela a été l’un des premiers désinfectants car ce liquide est neutre, une qualité qui a rendu beaucoup de services dans le passé ou dans les situations de crise (source : Allodocteurs).

    Alors voilà, on ne va pas mourir si on boit la tasse pendant un triathlon. Il y a peu et comme j’étais la seule qui sortait faire pipi pendant les entraînements natation, je me demandais comment faisaient les autres pour retenir leur pipi pendant 1 heure entière… C’est simple ! Ils se pissent dessus ! Dis-toi que ce nageur vient peut-être probablement de vider sa vessie sans vergogne alors que tu nages 2 m derrière lui dans la même ligne ! Merci Onlinetri… Depuis ce jour, je continue à sortir du bassin pour aller faire pipi mais je passe toujours un moment difficile quand je bois la tasse…

    Très honnêtement, dès que je rentre dans un lac, il m’est impossible de retenir ma vessie et je suis persuadée que c’est le cas pour tout le monde, c’est instinctif. C’est horrible mais en lac, je m’en fous complètement. Et en plus ça réchauffe. Alors quand je me retrouve face à une toilette chimique, seule avec ma conscience, je me dis simplement que je me lâcherai pendant l’épreuve natation… Et non, tu ne sens pas l’urine quand tu enlèves ta combi en particulier quand tu t’arroses d’eau fraîche pendant le vélo et la course à pied.

    Mais là, on est en short distance ! C’est encore soft (et ça doit encore pouvoir tenir en distance olympique si exempt de cystite). Une fois que tu as fait ton pissou dans l’eau, t’es tranquille jusqu’à la maison ! Mais en longue distance tu fais comment ?

    Yann Marguet

    D’après ce que j’ai compris, en longue distance (genre Ironman 70.3), une course qui peut durer entre 4 et 6 heures pour les très meilleurs et 10-12 pour les autres, 5 minutes de pause pipi, ça compte ! Ben figure-toi qu’ils se pissent dessus, sur le vélo ! Véridique ! Je suis même tombée sur des articles de blogueuses sportives très glamours qui l’avouaient sans honte. Et moi qui me sentait coupable de le faire dans l’eau…

  5. Quoi manger avant un triathlon ?Je n’ai toujours pas réussi à répondre parfaitement à cette question. J’envisage à l’avenir de faire une formation dans ce domaine, pour mon instruction personnelle. On peut tout de même garder la règle principale de ne pas manger moins de 3 heures avant une course. On oubli la pizza et les haricots blancs (déjà testé mais Dieu merci, aucun accident de course à signaler…). Préférez le bon vieux riz (complet) et les pâtes, les légumes (sauf les choux et les plats épicés). En fait c’est simple, évitez tout aliment que vous digérez mal, mangez comme d’habitude. 3h avant une course, je prends 5 dl de cacao au lait de riz et une omelette de banane écrasée (une banane bien mûre et deux œufs). Souvent, je suis tellement stressée que j’ai beaucoup de peine à avaler quoi que ce soit. Mais l’omelette passe plutôt bien, arrosée de sirop d’érable. Avant la course, je mange une barre de noix de cajou et je m’hydrate bien. Pendant la course, je varie entre les pâtes de fruits et les gels énergétiques. Jusque là, ça passe. Pour de plus longues distances, je vais peut-être modifier quelques paramètres. Aussitôt une course terminée, je prends une barre de protéines (30 g) afin de mieux récupérer et réparer mes muscles.
  6. Comment gérer le stress ?S’il y a une chose que j’ai comprise en triathlon, c’est que le stress est très mauvais conseiller. C’est le stress qui m’a fait regretter mon premier triathlon et qui m’a fait oublier en quelques secondes tout ce que j’avais appris pendant des heures et des heures d’entraînement.Screenshot-2018-9-21 SLT18_1_002
    Je serai toujours stressée avant n’importe quel course, peu importera mon niveau d’entraînement. C’est comme un cheval qui entre dans les starting-block. C’est un stress que j’ai beaucoup de peine à contrôler mais que je peux diminuer par certains rituels. Le stress est aussi bon quand il est bien dosé.

    Je prépare toujours mon sac 2 à 3 jours à l’avance. La veille de la course, je revérifie que je n’ai rien oublié. Toujours la veille, je contrôle mon vélo, gonfle mes pneus et le met directement dans la voiture. Tout est prêt pour partir. Je vérifie le temps de trajet jusqu’à la course et programme mon réveil à la bonne heure. Avant d’aller me coucher, je prépare ma trifonction, mon pull et mes baskets. Je pars à l’heure (même un peu avant, on sait jamais). Je fais en sorte d’arriver sur le lieu de la course à l’heure de l’ouverture pour les dossards. Ce qui me laisse généralement 1h-1h30 avant le départ, le temps de poser mes affaires tranquillement. Le temps qu’il me reste, je me mets dans un coin loin du monde et je respire tranquillement, c’est tout.

Même si je l’ai compris seulement après coup, avec le triathlon, tu deviens moins pudique, tu renoues avec la nature. C’est justement pour son côté « bestial », « warrior », que j’aime ce sport, c’est exactement ce qu’il me fallait. Ce moment où tu redeviens toi-même et où tu vas chercher la performance au plus profond de toi, en oubliant complètement le regard des autres. Tu transpires, tu rougis, tu souffres mais au final, tu es toujours récompensé, contrairement à plein d’autres choses dans la vie. Non seulement il forme ton physique mais aussi ton caractère et ton mental. Voilà pourquoi j’adore ce sport 😀

En 2019, je vais attaquer les formats plus longs, les distances olympiques. Nager 1500 m sans m’arrêter en mode « course » me fait un tout petit peu peur d’autant plus que mon entraînement natation reprendra seulement en mars à cause de l’énorme tatouage qu’on va me faire dans le dos de novembre à mi-janvier (d’après ce que j’ai compris, ma tatoueuse estime le projet à environ 25h de travail…). Mais bon, ça faisait longtemps que je voulais le faire et enfin, ça y est. Un dessin symbolique et une manière qui l’est tout autant de sortir la colère que je traîne depuis mon enfance, une sorte d’évacuation d’une douleur psychique par l’encrage. Après Morat-Fribourg, le semi-marathon de Lausanne et le marathon de Zürich, il est temps de se fixer d’autres défis. Il y a quelques courses que j’ai envie de faire dans le futur comme le swimrun de la Vallée de Joux en tandem avec mon chéri, l’Inferno de Mürren, Sierre-Zinal, l’Ironman 70.3 de Rapperswil et le LG Trail. Pour cela, il faudra m’entraîner très dur mais c’est ce qui me motive 🙂

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Un commentaire sur “Bilan d’une première saison de triathlon

  1. La première photo de la zone de transit, je me suis dis « tiens, les autres concurrents sont déjà partis » pis après, j’ai compris que tu avais déjà tout installé la vieille de la course pour éviter le stress.hihihi !
    Pour le pipi, effectivement c’est sans risques tant que « l’excréteur » n’est pas malade. Il vaut mieux éviter de « se vider » en piscine, car l’urée se combine avec le chlore pour former des chloramines qui irritent les yeux ou les bronches…en fait, c’est pas le chlore qui dérange en piscine, mais les chloramines…après, y’a pas que le pipi qui les crée, mais aussi les autres matières organiques, cheveux, sueur.
    PIs t’as oublié de préciser qu’une combi trifonction doit être sexy et semi-transparente pour attirer le public et les sponsors (je suis déjà loin !)
    ah oui : Bwaaaaaaaaah !

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