Narcisses Run Haute-Ajoie

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C’était la toute dernière course à pied de l’année après le marathon de Zürich, en soit, une course de reprise après mes tendinites aux deux genoux. Ma physio m’a donné le feu vert mais c’était sans compter sur le dénivelé de cette course que je pensais plutôt à ma portée, juste un petit entraînement…

Cette course qui était la deuxième édition (donc toute petite course jurassienne) était tout de même importante pour moi car c’est la toute première course où mon papa, ma fille et mon chéri seraient tous présent. C’était aussi important que la toute première compétition d’un enfant devant ses parents.

Le départ de la course étant à 18h, nous sommes partis le matin pour retourner dans la région où j’ai passé toute mon enfance. On en profite pour visiter les grottes et le préhisto-parc de Réclère (une étape de la course du soir). C’était vraiment sympa mais un peu froid (il faisait 6°C dans la grotte et on était pas vraiment habillé correctement alors que dehors, il faisait très chaud.

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Petit dîner à Porrentruy et direction la maison de mon papa pour que je puisse me préparer pour la course. A 16h, départ pour la course. J’avais déjà commencé à ressentir des douleurs à mon essuie-glace gauche durant la journée, lors des descentes dans les grottes. Léger. Mais déjà, je sentais que ça allait mal se passer.

A 10 minutes du départ, mon papa me dit de m’échauffer un peu histoire de ne pas me griller sur les 500 premiers mètres qui sont en montée (peu de plats, énormément de montée et beaucoup de descente et ça, je le découvrirai sur le parcours). Il me dit aussi d’abandonner si je ressens des douleurs, que ça ne vaut pas la peine de gâcher toute ma saison de tri sur cette petite course. Je suis d’accord mais abandonner, ça ne fait pas partie de mes gènes. J’ai morflé plus que jamais sur mon marathon et j’ai franchi la ligne d’arrivée, ce n’est pas une course de 9 km qui va me mettre à genoux.

Le départ est donné, tout le monde part en même temps. Et effectivement, la première montée est sacrément rude, surtout quand on a couru au total 6 km sur presque 2 mois… Et là, je remarque que mon lièvre n’est autre qu’une de mes anciennes copines d’école primaire ! Avec un physique comme j’en rêve et là je me dis que je ne vais pas la suivre très longtemps et que je vais devoir rapidement la laisser partir car elle a l’air de gérer sa course super bien. Pendant les 3-4 premiers km, on s’est dépassées chacune notre tour jusqu’au réveil de mon genoux… DROIT ! Celui qui n’avait pipé mot jusque-là alors que son voisin me donnait des signaux d’alarmes déjà le matin ! Bref, je lâche Cloé et je continu à un rythme beaucoup moins marrant. Il a beaucoup plu les jours précédents. La course se déroulaient principalement en forêt, une sorte de petit trail en l’occurrence. On dirait qu’on a passé la charrue sur le chemin. Les chaussures s’enfoncent dans la boue et les chevilles se tordent sur les racines des arbres.

Et c’est là qu’arrive la montée de la mort qui tue ! Un escalier quasiment à la verticale qui met à bout de souffle les coureurs. Une montée qui n’en finit pas ! C’est là aussi que je me rends compte que le fait de n’avoir quasiment pas couru pendant une quarantaine de jours a un impact énorme sur mon cardio. Mon cœur est au taquet et je souffle comme un bœuf, rien à voir avec le marathon de Zürich, j’ai l’impression de n’avoir jamais fait de course à pied…

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Heureusement, en haut, on trouve le premier ravitaillement. Je fonce sur les oranges et boit deux petits verres d’eau. Je repars et retrouve ma famille au 6e km. Ils veulent savoir si j’arrête ou continue. J’ai un peu mal au genou droit mais je ne vais pas lâcher à 3 km… Mais qui dit montée dit forcément descente. Et là, ça devient galère. Le TFL droit est de retour de plus belle et ma physio risque de me faire la gueule mardi. La descente est un supplice, et pour compliquer un peu la chose, dans la boue. Je n’arrête pas de faire des virages pour éviter de me vautrer. Je suis encouragée par d’autres coureurs lorsque je m’arrête pour masser mon genou et je repars en courant sur l’intérieur de mon pied (la douleur est moins forte). Par contre, le genou gauche n’a pas flanché une seule seconde, aucune douleur, rien du tout ! Il a même compensé pour l’autre genoux alors que je pensais vraiment qu’il allait me lâcher. Encore aujourd’hui, RAS. Je pense qu’il est guéri, à voir mardi 😀 (Edit du 05.06.2018 : la physio reste optimiste, la situation du TFL droit n’est pas pire qu’avant la course, c’est plus un signal d’alarme pour faire comprendre qu’il n’est pas complètement guéri. D’ailleurs, lundi, je pouvais même courir dans les escaliers en descendant. Mot d’ordre de ma physio : Pas de course à pied jusqu’au triathlon du 24 juin, uniquement du vélo, de la muscu et de la natation (selon elle, vu les courses que j’ai faites peu de temps en arrière, je n’ai pas besoin d’entraînement pour courir un 5 km dans une quinzaine de jours.

Et puis voilà enfin la ligne d’arrivée ! Comme je suis contente de la voir ! je retrouve un peu de ma motivation et même la force pour allonger la foulée. Je passe la ligne en 1h00’01 » sous les encouragements de ma copine Cloé que je retrouverai plus tard après quasiment 7 ans sans l’avoir vue. Toute ma famille est à l’arrivée, je suis trop heureuse 😀 Je suis prise en charge par un masseur qui accepte de prendre soin de mon genou malgré le fait que je sois cradossée de boue et c’est également à ce moment-là que je retrouve mon ancienne professeur d’économie et de compta que j’ai quittée il y a 11 ans ! Quand je vous dis que le Jura c’est tout petit ! Quel bonheur de retrouver toutes ces personnes !

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Le soir, on va tous manger une bonne pizza et voilà qu’on mange juste à côté du mec qui a fini 3e du parcours de 16 km. Je lui explique pour le TFL et il m’explique que pour gagner du temps, il a couru a 4 pattes sur les escaliers (petit anecdote pour les prochains trails 😀 ). A noter que cette course est juste magnifique, à travers champs de fleurs et forêts, avec une ambiance toute jurassienne, sans prise de tête et beaucoup de fair-play 🙂 Une course qui me donne sérieusement envie de me mettre au trail, un type de course totalement « nature » sur lequel je m’éclate. Tiens, pourquoi pas un jour Sierre-Zinal ?

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Parlons migraines… à auras (ou ophtalmiques)

J’ai parfois des migraines assez violentes. C’est une maladie qui ne prévient pas et pour couronner le tout, personne ne te prends au sérieux, surtout au job où les gens ont tendance à croire que tu fais « semblant » d’être malade pour rester un jour tranquille à la maison. Alors à ces gens-là j’ai envie de dire : « Si une migraine pour toi veut dire se prendre une cuite un samedi soir et avoir un simple mal de cheveux le lendemain, dis-toi que moi, je n’ai pas besoin de m’imbiber d’alcool pour avoir de véritables migraines (celles qui font vraiment super mal, te font vomir, te font te coucher au milieu de ta salle de bain parce que le carrelage froid du sol est le seul truc qui te fait un peu du bien) et d’être un légume pendant toute une journée voir plus… Je les donne volontiers, mes migraines… Je me souviens d’une fois où j’étais tellement malade, je vomissais tellement, que j’avais même plus la force de me relever ! Presque pire qu’une gastro !

J’ai la chance de tourner légume une heure avant la douleur elle-même grâce à mes auras qui sont en fait une succession de tous les symptômes d’un AVC et qui font grave flipper mon entourage parce que je les fais tous, vision, trouble du langage, fourmis dans les membres, perte de sensibilité (d’ailleurs, les migraineux avec aura, qui représentent environ 10 à 20 % de tous les migraineux, ont plus de chance de faire un AVC que les migraineux « normaux »). A partir de ce moment-là, on sait que je ne fais pas semblant… Quand je commence à dire des phrases incompréhensibles, que je m’énerve de ne plus pouvoir parler, je vous promets que c’est flippant. Je sais juste que c’est un sale moment avant l’enfer véritable qui s’annonce derrière. C’est comme être punie deux fois : Au commencement, être dans une sorte de détresse inexplicable, comme si on est emprisonné à l’intérieur de soi et puis vient ensuite la punition de la fin, cette douleur qui vous met KO.

Et justement, la dernière en date m’a mis KO et pourtant, je n’ai pas vraiment eu super mal à la tête. En fait, j’ai eu le mal de tête avant les auras (ce qui est tout à fait anormal). Une fois le mal de tête (moyen) passé, j’ai eu une succession de deux phases d’aura sur une intervalle d’environ 4 heures (une aura, selon mon neurologue, est censée durer en moyenne 20 minutes à 1 heure grand max). Deux phases d’auras à la suite sans mal de tête, c’est super bizarre. Le lendemain, nouvelle aura mais qui cette fois, a duré toute la journée (juste le dernier symptôme, la perte de sensation de la main). Pendant cette journée mémorable, j’étais incapable d’écrire correctement, ma main refusant de retranscrire mes pensées. Du coup, mon généraliste s’est inquiété et m’a envoyée direct chez un neurologue (je vous dis pas les films qu’on se fait entre temps…).

Voilà comment on se sent avec une vraie migraine à aura

Enfin bref, j’explique mes symptômes au Neurologue depuis le commencement (à 14 ans où je croyais faire simplement de l’hypoglycémie) jusqu’à aujourd’hui, la fréquence, l’intensité, les déclencheurs, les auras et la fameuse dernière migraine. Pour lui, je suis un cas d’école. Il n’a jamais eu de patient qui faisait d’aura après le mal de tête. Selon lui, ma dernière migraine a peut-être causé des lésions neurologiques, d’où la perte de sensation pendant une journée (oui, les migraines peuvent laisser des traces sur le cerveau, contrairement à un lendemain de cuite). Il me prend rendez-vous pour une IRM (ma deuxième) la semaine suivante et me donne un petit « agenda » des migraines dans lequel je dois noter toutes mes migraines à dater de ce jour. Lors de l’IRM, j’ai commencé à me faire des films quand, par mon petit miroir censé me détendre en me permettant de voir les radiologues, je commence à voir un attroupement qui discute derrière les ordinateurs. Sueurs froides assurées, augmentation des pulses. Il y a quelque chose d’anormal. Un radiologue vient vers moi à la fin et me rassure sur le fait qu’il n’a rien vu d’anormal. Les images sont envoyées à mon neurologue pour chercher de possibles petites lésions. Lors de mon dernier rendez-vous avec le neurologue, il me rassure aussi sur le fait qu’il n’a vu aucune lésion. Mes migraines font partie de moi et je devrai vivre avec jusqu’à ma ménopause tout en évitant le plus possible les déclencheurs, ce que je fais déjà très bien. Pas de traitement de fond pour moi, vu la fréquence de mes migraines (environ 1 tous les 2 mois). Je lui demande quand même de me prescrire une boîte de triptans, juste pour essayer, suite à mon échec de prise lorsque j’avais 21 ans. J’ai appris qu’il faut prendre le triptan uniquement lorsque l’aura est terminée, l’aura étant elle-même une vasoconstriction, prendre le triptan qui est également un vasoconstricteur a juste pour effet de doubler les symptômes déjà hyper désagréables de l’aura. Bref, au cas où, j’ai ce médoc pour voir si ça « casse » vraiment la migraine mais je prends déjà des paracétamols 1g dès que l’aura commence pour essayer de « casser » le maux de tête avant qu’il n’arrive (les 3/4 du temps, ça marche plus ou moins). Ça pourrait effectivement changer ma vie si au lieu d’avoir mal pendant 5-6 heures, je n’ai mal que pendant 1 heure (ou pas si ça marche pas, évidemment…).

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Pour les migraineuses à aura qui me lisent, j’ai appris après mon accouchement que prendre des pilules contraceptives « normales », celles qui sont le plus communément prescrites à tout va sans se poser de question, dites oestro-progestatives (ou mini-dosée), c’est à dire celles qu’on prend sur 21 jours et qu’on arrête pour avoir ses règles, sont très dangereuses pour notre pathologie particulière. En effet, elles augmenteraient encore plus notre risque d’AVC. Mon nouveau gynécologue, dès que j’ai mentionné le fait que j’étais migraineuse à aura, m’a prescrit immédiatement une pilule progestative (micro-dosée) que je prends en continu. Pendant quasiment 2 ans, je n’ai plus eu aucune migraine. Aujourd’hui je me sens mieux puisque la chute des hormones me provoquait inévitablement une migraine au moins une fois par mois. Maintenant, comme mes hormones sont « stabilisées », c’est un déclencheur de plus qui est neutralisé.

Mon dernier rendez-vous chez le neurologue m’a aussi appris que boire une boisson chaude comme le café pour faire passer une migraine est une très mauvaise idée, ça ne ferait qu’accentuer les vomissements. Le mieux est de boire une boisson gazeuse très fraîche, comme de l’eau pétillante bien froide.

Avant la naissance de ma fille, j’étais incapable de faire la moindre activité physique susceptible de faire augmenter un peu mes pulses et qui me provoquait inévitablement une migraine. Autant dire que le sport, c’était juste impensable ! J’étais le type même de personne sédentaire par obligation. Je vivais avec la peur permanente d’avoir une migraine et puis… j’ai arrêté de regarder la télé (non non, je ne déconne pas !) et j’ai commencé à lire des livres et à regarder des documentaires sur la santé et notre mode de vie et de consommation en général.

Il y a un peu plus de 3 ans, après un horrible documentaire sur la maltraitance animal, j’ai enfin eu LE déclic : j’ai décidé de changer mon alimentation et je suis devenue végétarienne. Je vous promets que j’ai vu la fréquence de mes migraines diminuer fortement, encore plus quelques temps après avoir arrêté de m’envoyer 1 litre de lait par jour. J’ai stoppé le lait de vache et j’ai pris du lait végétal, j’ai arrêté aussi les yogourts, je préfère les compotes de fruits. Les seuls produits laitiers que je consomme encore occasionnellement sont les fromages râpés (parmesan dans les pâtes) ou de temps en temps de la mozza avec mes tomates, mes pizzas ou un peu de fromage de chèvre (j’adore). Il m’est beaucoup plus difficile d’arrêter le fromage râpé que la consommation de viande, mais c’est le but final 🙂 Il faut juste trouver de bon produits de remplacement. Mais quand je vois tout le bien que ça me fait au niveau des migraines, je peux tout à fait me passer d’animal mort…

En devenant végétarienne, j’ai dû commencer à faire mes repas moi-même, de la préparation à l’assaisonnement. Je n’aimais pas forcément faire la cuisine mais aujourd’hui, c’est devenu un moment de détente avec le plaisir à la fin de pouvoir manger quelque chose de bon que l’on a fait soi-même et surtout, je SAIS ce que je mange ! Les principaux déclencheurs alimentaires de mes migraines sont tout simplement les additifs qui pullulent dans l’agroalimentaire (colorants, arômes, conservateurs, aspartame, glutamate monosodique,…). Bref, toute cette saleté chimique est complètement à bannir pour moi et c’est pas plus mal si mon corps refuse d’ingérer… de la merde (excusez-moi du terme, pourtant très approprié). Et puis on a décidé de n’acheter plus que des produits bio. Uniquement des légumes et des produits alimentaires bio.

Alors on me dit souvent : « mais on n’est pas sûr que ce soit bio, c’est facile de coller une étiquette et blablabla… » mais on remarque de toute façon la différence de goût monumentale entre un produit bio et un pas bio, gorgé de flotte et pas mûr. C’est indéniable. Une carotte bio, c’est juste une explosion de saveur, tout comme une tomate ! Mais surtout, rares sont les produits bio qui contiennent les saletés mentionnées plus haut. J’ai déjà fait le test avec les agrumes qui ont toujours été un déclencheur de mes migraines. Un jour, j’ai décidé (parce que c’est juste trop bon les oranges !) de me faire un jus d’orange, avec des oranges bio. Pas un seul mal de tête ! Idem avec les mandarines. Le bio est un bienfait pour ma tête et ma santé en général !

En parlant de produits industriels préparés, j’ai mangé une boîte d’olives farcies aux piments avec des bouts d’amandes et d’ail. 15 minutes après, une allergie s’est déclenchée (problème pour respirer et surtout pour avaler, les yeux gonflés à mort,…). J’ai cru à une allergie aux amandes mais en fait, c’était probablement lié à un des conservateurs de la boîte car je peux manger autant d’amandes que je veux (bio), il ne m’arrive rien ! Je suis persuadée que notre alimentation est un des éléments les plus importants en ce qui concerne les migraines. Une alimentation maison, végétarienne et bio a complètement changé ma vie !

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Je me suis mise à la course à pied, toujours avec cette peur de déclencher une migraine. Mais rien ! Et j’ai persévéré pour arriver à finir un marathon, 18 mois après mes premiers pas de course (et toujours pas de migraine, même après 42 km de course à pied…) ! Miracle ? Je crois que le fait d’avoir adopté une hygiène de vie hyper saine (peut-être un peu trop stricte pour plein de gens) y est pour beaucoup. Ma santé et l’exercice de ma passion pour le sport est à ce prix.

Aujourd’hui, mes seuls déclencheurs sont liés à de gros stress ou à une grosse engueulade avec mon chéri. Je ne bois évidemment pas d’alcool (mon neurologue m’affirme qu’un vin de qualité et âgé ne me fera rien… mais je déteste le vin et l’alcool en général). Je ne fume pas et je respecte mon temps de sommeil (8h par nuit). Bref, je pense que pour éradiquer complètement mes migraines, hormis peut-être la ménopause, c’est d’être Bouddha…

J’évite aussi les endroits très lumineux et je porte constamment mes lunettes de soleil même quand il ne fait pas spécialement beau. Je suis photosensible (par exemple, je fuis les rayons « luminaires » des magasins où les endroits trop éclairés, je baisse la luminosité de mon smartphone et de mon écran d’ordi au maximum (lumière bleue)). J’évite également tous les endroits (et personnes) trop parfumés et j’évite au maximum de respirer les produits comme les dissolvants, vernis,… Voilà à peu près à quoi ressemble la vie d’un migraineux au quotidien.

Pour celles et ceux qui comme moi, souffrent de cette pathologie très handicapante, j’espère vous avoir donné quelques pistes pour atténuer la fréquence de vos migraines. Mais malheureusement, pour beaucoup d’entre nous, on devra vivre avec cette épée de Damoclès en permanence au-dessus de notre cerveau jusqu’au jour ou, peut-être, on trouvera un traitement pour cette maladie (quoique je doute que les industries pharma acceptent d’abandonner un marché aussi juteux que celui des triptans, quand on voit le prix de la boîte…).

Et si la lecture d’un bon livre ne vous fait pas peur, je ne peux que vous conseiller ceux qui ont véritablement changé ma vie et ma façon de m’alimenter depuis que j’ai décidé de reprendre ma vie en main. Je les appelle des livres « déclic » tellement ils ont eu la force de modifier instantanément ma façon de penser.

  • Le charme discret de l’intestin de Giulia Enders, étudiante en gastroentérologie.
  • L’enquête Campbell de T. Colin Campbell, biochimiste spécialisé dans les effets de la nutrition sur la santé à long terme.
  • Eat, chronique d’un fauve dans la jungle alimentaire de Gilles Lartigot.
  • Eat 2, des morts et des vivants, du même auteur.
  • Vous êtes fous d’avaler ça, de Christophe Busset, ancien trader de l’agroalimentaire. Une taupe dans l’agro ! A lire absolument !
  • Toxic Food, enquête sur les secrets de la nouvelle malbouffe de William Reymond, journaliste français d’investigation indépendant.
  • Changez d’alimentation, du professeur Henri Joyeux. Ancien chirurgien, cancérologue et professeur d’université.

Et j’ai encore une liste d’une bonne dizaine de livres sur la question qui attendent que je les achète ou les trouve à la biblio 🙂 Je ne suis jamais rassasiée sur tout ce qui concerne les aliments qui nourrissent mon corps 🙂

Marathon de Zürich

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Tout commence environ 6 mois en arrière où je m’inscris à ce fameux marathon, un peu comme un défi lancé par mon Moi maléfique à mon Moi angélique. Parce que les longues distances sur asphalte, j’ai toujours eu horreur de ça… Et pour cause, le semi de Lausanne m’avait déjà causé une tendinite du fascia lata gauche qui m’a valu un mois de physio et d’arrêt de course à pied…

Mais bon, là, je sais qu’il faut me préparer… Et je commence… 1 mois avant… Soyons fous !

Ma plus grosse sortie longue pendant cet entraînement, 15 km ! Sans douleur, sans problème respiratoire, que neni. Même si je ne cours pas beaucoup, je le sens bien… Petite naïve !

J’ai vraiment tout fait pour que ce marathon se passe le mieux possible. C’était ma première course de la saison 2018 et je voulais être en forme et passer la ligne d’arrivée. J’ai donc réservé une chambre sur Airbnb à 15 min à pied du départ pour pouvoir dormir sur place et être fraîche comme la rosée du matin le jour-J. Parfait ! Mon chéri et ma fille ont voulu venir avec moi, donc la nuitée m’a coûtée un peu plus chère (170 CHF pour une simple chambre chez l’occupant… Avec le recul, vous allez voir, je me dis qu’on aurait pu se faire un Ibis…).

Bref, vendredi soir, je prépare mon sac de sport et mes ravitaillements. C’est parfait ! Le samedi matin, nous voilà parti pour Zürich et je vais chercher mon dossard. Heureusement, le « village marathon » n’était pas très grand et on est très vite arrivés au stand « dossards ». Le monsieur me donne mon sac et me dit pleins de trucs en allemand que je comprends à  peine. Bref, il me dit qu’il va faire super chaud donc je dois bien me crémer et surtout, bien m’hydrater. Je lui demande confirmation que le t-shirt, on le reçoit bien à l’arrivée. Il me répond avec un clin d’œil : no pain, no gain !

Nous voilà arrivés chez notre hôte zürichoise. On découvre une petite chambre toute vétuste avec simplement des futons posés par terre (je rappelle qu’on a payé 170 la nuit). Bref, on n’a pas le choix, on garde le sourire. L’immeuble est pourtant super joli. Une fois nos affaires posées, on retourne au « village marathon » pour la pasta party. Un repas qui passe toujours bien, surtout pour notre fille ! Après avoir mangé, on en profite pour se promener au bord du lac.

Après cet agréable moment en famille va commencer probablement la plus magnifique et désastreuse journée de marathon de ma vie.

Bref, on rentre à l’appartement. Notre hôte nous avait prévenus qu’elle ne dormirait pas là ce soir et que des amis à elle allaient arriver en soirée avec deux enfants. Cool… Bref, à 20h, tout le monde est couché et la petite met peu de temps à s’endormir. Par contre, j’ai le sommeil ultra léger et comme elle a chopé une crève peu de temps auparavant, elle ronfle fort (chéri aussi) et elle tousse. Du coup, pas moyen de dormir… Le temps est long quand tu te couches à 20h (avec réveil à 5h pour le petit déj) et que tu écoutes les autres dormir… A 21h, voilà les potes qui arrivent. Dieu merci, la petite continue de dormir. L’immeuble est vieux et l’isolation est très mauvaise, bref, on entend tout… A 22h, ils sont encore entrain de donner le bain aux enfants… Vers minuit, les voisins du dessus qui se promènent et qui font craquer le plafond. A 4h30, après je pense une petite heure de sommeil, je n’arrive plus à dormir. A 5h, je prends mon petit déj. Je me recouche et la petite qui se réveille à 6h30… Fin du repos…

On prépare les sacs pour tout remettre dans la voiture, je m’habille et je prépare mon sac pour le marathon avec des habits de rechange, ma nourriture d’après-course, mon huile de massage à l’arnica, mes écouteurs, mon buff et mes compressions que je donnerai au camion des sacs.

Mon chéri et ma fille ont prévu de m’accompagner sur le parcours avec le vélo (Zürich est vraiment un marathon parfait pour ça !). Sauf que 100 m après être parti de la maison et 45 min avant le départ de la course, pendant une montée, la chaîne du vélo pète. Résultat, je descends seule pour amener mon sac le plus rapidement possible au camion. 20 minutes avant le départ, me voilà partie vers mon bloc. Soudain, je me rends compte que j’ai oublié mes écouteurs, mes compressions, mais surtout, mon buff (pour me protéger la tête du soleil) dans mon sac qui est à présent dans le camion ! Ma course est fichue si je n’ai pas de buff ! Je décide de retourner vers le monsieur de mon camion en espérant qu’il acceptera de me redonner mon sac.  Ce qu’il a fait avec beaucoup de gentillesse.

bref, il me reste 15 minutes avant le départ. Mon chéri a tenté de m’appeler. Je dois encore me crémer, lui donner mon pull et le tube de crème pour la petite. J’arrive vers mon bloc mais je ne vois personne ! On annonce 8 minutes avant le départ !!!! Je l’appelle et il me dit qu’il est je ne sais pas où… Bref, je l’attends à l’endroit où il y a le moins de monde à côté de mon bloc. Je décide de rentrer dans mon bloc avec mon pull à la main, mon gros tube de crème solaire et mon téléphone dans l’autre… Le départ est donné et  là, c’est le drame !!!! Tout le monde part en même temps (je pensais que le départ était donné par bloc…). Donc me voilà entrain de courir avec mon pull, mon tube de crème et mon téléphone dans les mains… J’avais mon chéri au téléphone qui me demandait où j’étais et j’arrêtais pas de lui répéter que j’étais entrain de courir ! Je me retrouvais derrière le meneur des 5h30, autant dire, en queue de peloton. Au bout de 200 m de course, je repère un muret vers un trottoir et je pose tout dessus en espérant que mon chéri trouve mon bazar. Je mets mon téléphone dans ma banane et je me mets enfin dans la course… Punaise ça commence bien !

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Au bout de 5 km, je vois enfin mon chéri et ma fille sur le bord de la route, tout sourire. A ce moment-là, j’avais retrouvé le meneur des 4h (mon but fixé) avec un rythme juste parfait pour moi, pas du tout essoufflée, super à l’aise malgré la chaleur et le soleil qui tapent fort ! J’ai suivi ce même meneur pendant 25 km sans broncher, jusqu’au drame…

A 5 km des 30 km, je me voyais déjà toute pimpante entrain de faire semblant d’exploser un mur invisible. Jusque là, j’ai fait un semi-marathon magnifique, en pleine forme. Bref, c’est rare que je sois aussi bien pendant une course. J’ai respecté les ravitaillements, j’ai pris mes gels, je suis super fraîche et je sais que je peux tenir le rythme encore un bon moment.

Sauf, que j’ai pris le mur de plein fouet ! Au 25e km, ma vieille tendinite du genoux gauche se réveille. Là encore, je me dis que c’est juste une petite douleur à la rotule qui va passer comme lors des entraînements. 1 km plus loin, le genoux droit me fait pareil. Là je commence à stresser. 28e km, la douleur devient très dure à supporter. Je continue avec mes 11 km/h mais ça devient dur. Je commence à me dire que ma course est fichue. Au semi-marathon, la douleur était apparue 3 km avant la ligne d’arrivée et j’avais eu toutes les peines du monde à aller jusqu’au bout. Et là encore, je n’avais qu’un seul genou qui me faisait souffrir…

Mon chéri et ma fille m’attendaient vers le 30e km. En les voyant, je me suis effondrée en larmes. Je souffrais et je savais qu’il me restait encore 12 km à parcourir. Autant dire, impossible ! Mon mental me disait que j’avais suffisamment de temps pour franchir la ligne d’arrivée avant le temps limite, même en marchant. Pour moi, c’était impensable de finir un marathon en marchant et en même temps je me disais que j’avais couru pendant 30 km sans m’arrêter et qu’abandonner maintenant, c’est comme avoir fait tous ces efforts pour rien. Alors j’ai marché un petit peu et puis j’ai décidé de recourir sauf que mes quadri ne répondaient plus et refusaient totalement de faire le moindre pas de course. J’étais tétanisée ! De nouveau, je me remets à pleurer. Je ne contrôle plus mes jambes ! Bientôt, elle ne voudront carrément plus avancer ! Pour couronner le tout, je sens qu’il y a un problème à l’un de mes orteils droit, ça brûle (pourtant mes chaussures ne sont pas neuves) et ma ceinture de gourde me fait mal au dos.

Mon chéri et ma fille sont à côté de moi avec le vélo. Ils me poussent à avancer, quitte à marcher jusqu’au bout. Ma fille me dit « Va la chercher cette médaille Maman ! » et elle me donne la main. L’émotion me donne de la peine à respirer. Je fais des efforts surhumains pour relancer mes jambes à un pas de course de 9 km/h. Je tiens environ 400 m avant de me remettre à marcher vite. Comme ça pendant 10 km.

A partir du 30e km, après plus de 3h de course, tout devient très flippant. C’est aussi à partir de ce moment-là qu’on voit des gens couchés par terre et qu’on voit défiler les ambulances. On a vu un gars couché à côté de son vomi. Le pire, c’était 4 km avant l’arrivée. C’était le va-et-vient des ambulances avec les avertisseurs. J’avais vraiment peur de finir dans l’une d’entre elles. C’est là que tu te rends compte qu’un marathon, ce n’est pas une course qu’on fait pour rigoler. C’est dangereux et le corps à ses limites. Je l’ai appris ce jour-là. 2 km avant la fin, je me suis faite rattraper inévitablement par le meneur des 5h. 1 heure de retard sur le temps que je m’étais fixé… Et là, je me sens repartir, je veux franchir cette ligne la tête haute en 5h ! Et je me remets à courir derrière le meneur jusqu’au bout, avec un mal de chien ! C’est la dernière fois que je peux courir. Si je m’arrête, je ne repartirai plus. Et je vois la ligne d’arrivée !!!! Je tiens jusqu’au bout ! et je franchis la ligne en 5h et 24 secondes ! Je pleure de nouveau en voyant ma famille. Je l’ai fait ! Je l’ai eu ce t-shirt !

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Bilan de la course : 2 tendinites aux fascia lata gauche et droit, 2 ongles d’orteils en moins, impossible de m’appuyer contre le dos à cause d’un bel hématome provoqué par l’appui de mon portable dans ma banane et surtout 2 autres sur les hanches, là où se trouvaient les boucles de ma ceinture porte-dossard Fitletic qui a fini direct à la poubelle !

J’ai relevé le challenge et j’en suis fière, quoique dégoûtée que mes genoux m’aient lâchée alors que le souffle, le cœur et la motivation étaient là… Je suis divisée entre heureuse et mitigée… Après cette course, je vois l’Ironman s’envoler car pour moi, courir 42 km est tout sauf intéressant. L’asphalte n’est clairement pas le terrain de jeu préféré de mes genoux. Par contre, je sais que l’Ironman 70.3 est envisageable avec un bon entraînement car j’ai vraiment pris énormément de plaisir pendant 25 km.

Pour terminer, je dédie cette course au superbe service de néonatologie du CHUV à Lausanne pour lequel j’ai porté le fameux t-shirt des 50 ans du service que je n’ai pas pu porter lors de mon semi-marathon à Lausanne. Cette course est d’autant plus symbolique pour moi car ce service a sauvé la vie de ma fille il y a 3 ans. Aujourd’hui, je suis heureuse et fière d’avoir pu franchir la ligne d’arrivée de mon premier marathon pour eux et pour ma fille.

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Mon initiation au reiki (niveau 1)

Ça y est, c’est fait ! Après avoir souvent ressenti le besoin de poser les mains sur les gens que j’aime lorsqu’ils ne vont pas bien (je me souviens qu’au tout début de ma relation avec mon chéri, je posais instinctivement ma main sur sa tête quand il avait une migraine et je m’imaginais lui « enlever » sa douleur pour la prendre chez moi. Ce n’était pas la meilleure des idées mais c’était mon côté Saint-Bernard qui ressortait. Bref, je voulais qu’il aille mieux mais à l’époque, je n’avais aucune idée de ce qu’était le Reiki.

C’est donc tout naturellement, après avoir découvert l’aromathérapie, l’homéopathie, la lithothérapie, la géobiologie et la radiesthésie que j’ai voulu continuer mes recherches dans les médecines parallèles et naturelles car je sentais que cela me faisait énormément de bien. Je me suis inscrite à la formation du 1er niveau de Reiki. J’ai découvert la méditation sans mantra ni mala. Juste assise en tailleur pendant presque 45 minutes sans bouger (ce qui a toujours été impossible pour moi). Le maître Reiki m’a fait passer mon initiation, d’abord en posant les mains sur mes épaules puis, lorsqu’il a posé ses mains sur mes pieds, j’ai ressenti une sorte de vague extrêmement forte qui m’a faite pleurer sans que je sache vraiment pourquoi. Pendant un moment, c’est comme si je retournais au plus profond des traumatismes de mon enfance et que j’entendais à nouveau les autres se moquer de moi, me dire que j’étais nulle, bête, moche,… Les larmes se sont mises à couler, même si j’essayais tant bien que mal de les retenir.

Le lendemain, j’ai passé une deuxième initiation. J’avais très peur d’avoir ce même sentiment lorsqu’il me toucherait à nouveau les pieds mais cette fois, j’étais calme et apaisée. Il nous a expliqué que lors de l’initiation, certaines choses pouvaient remonter en nous, des blocages, des prises de consciences, voir même des boutons ou d’autres symptômes physiques,… et ce pendant une période d’environ une vingtaine de jours. Ensuite, nous avons appris les positions des mains et nous nous sommes entraînés sur les copains. C’était incroyable de ressentir cette chaleur, même si on ne touchait pas forcément la personne, typiquement pour le visage, avec les mains à quelques centimètres de la peau. Nous étions tous des novices mais pourtant, nous avons tous ressenti ce moment de bien-être et de profonde détente après être passé une trentaine de minutes chacun entre les mains des autres. C’était incroyable. Je suis super contente d’avoir passé mon premier niveau avec un maître super sympa et hyper à l’écoute. Pour l’heure, je dois m’entraîner, faire chaque jour un auto-traitement complet et surtout m' »ancrer ». Un nouveau travail de développement personnel.

Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai tout de suite commandé ma table de Reiki pour pouvoir aider mes amis et ma famille. Seulement le lendemain matin, après voir passé deux nuits vraiment très agitées, j’ai attrapé une grosse migraine comme je n’en avais plus eu depuis très longtemps. J’ai passé presque toute la journée au lit et de dimanche soir 21h à lundi matin 3h, je n’arrivais plus à parler à tel point que j’étais presque persuadée de faire un AVC (en général, mes auras ne durent pas plus d’une heure…). J’étais à deux doigts d’aller à l’hôpital. En marchant le lendemain jusqu’à mon travail, je regardais les bouchons le long de la route et ça m’angoissait énormément. Il faisait nuit et ces phares me faisaient horriblement mal aux yeux. J’ai commencé à me dire que j’étais vraiment à côté de la plaque ! Toi qui adore être dans la nature, qui aime les animaux, la solitude et le silence, qui a envie d’aider les gens,… qu’est-ce que tu faisais sur cette route avec une migraine qui n’était même pas encore guérie et comment avais-tu fait pour te retrouver aussi loin de ton chemin de vie ??? Une prise de conscience qui est de plus en plus forte chaque jour.

Quand ma migraine est finalement passée et comme ma table de massage était arrivée, mon chéri m’a demandé si je pouvais lui faire un soin complet d’environ 1 heure car il avait une migraine et mal à sa clavicule cassée. Au bout de 20 minutes, il ronflait… Une fois le soin terminé, je l’ai réveillé doucement et il m’a dit qu’il n’avait plus aucune douleur !

Je me lance dans la méditation

Quelque chose qui me manquait cruellement dans la vie ; un moment quotidien de décontraction et de tranquillité.

Je suis quelqu’un qui a beaucoup de peine à se concentrer. D’ailleurs, il est super difficile de maintenir mon attention et parfois, ça peut vexer les gens. Je pense à une multitude de choses en même temps et je suis incapable de me calmer et de fixer mon attention sur une chose sans penser 10 secondes après à autre chose.

J’ai tenté par le passé, grâce au Miracle Morning, de me mettre à la méditation « silencieuse », juste en me concentrant sur ma respiration, mais ça ne marchait pas très bien. J’ai ensuite essayé la méditation guidée et ça allait un peu mieux (sauf que je m’endormais…). Puis j’ai découvert la méditation avec les mantras. Et là, j’ai découvert la formule qui me correspondait.

Le mantra, c’est quoi ?

Un mantra peut se définir comme une formule (son, mot ou phrase) que l’on répète plusieurs fois pour en retirer un bienfait physique ou spirituel. La récitation de mantras est une pratique commune à plusieurs religions, en particulier l’hindouisme et le bouddhisme. Mais dans la pratique du yoga, cette technique peut être utilisée sans connotation religieuse. Elle est à la base d’une forme de yoga appelée yoga du son.

Traditionnellement, la récitation d’un mantra a pour objectif de canaliser le mental et d’apaiser le flot de pensées automatiques (le plus souvent négatives) qui tournent en boucle dans notre esprit. La répétition de sons peut ainsi servir de support de méditation au même titre que d’autres techniques comme se concentrer sur sa respiration ou sur la flamme d’une bougie…

Mais l’utilité des mantras ne s’arrête pas là. La vibration du son et sa résonance aurait aussi des effets bénéfiques sur l’organisme.

Elle permettrait de :
– faciliter le lâcher prise
– évacuer le stress
– améliorer la circulation de l’énergie (ou prana)

Les mantras peuvent être répétés à voix haute, en murmurant ou être récités intérieurement. Pour commencer, il est plus facile de les prononcer à voix haute.

La tradition bouddhiste et hindouiste nous a légué plusieurs mantras en sanskrit, tels que le fameux OM ou AUM. Mais il n’est pas interdit de choisir en français un mot ou une formule qui vous inspire.

Pour réciter un mantra, il est conseillé de :
– choisir un endroit au calme et s’assoir en tailleur ou sur une chaise, dos bien droit
– prendre une profonde inspiration abdominale avant de commencer
– réciter le mot en laissant la dernière syllabe s’allonger et s’enchaîner avec la première syllabe du suivant
– écouter le son résonner dans sa poitrine
– diminuer progressivement le niveau sonore de sa voix et laisser le dernier mantra se dissoudre dans le silence
– rester encore quelques instants à l’écoute du silence environnant
– ouvrir les yeux s’ils étaient fermés.

Les bouddhistes et les hindous ont coutume d’utiliser un mālā, sorte de chapelet comportant 108 grains afin de réciter les mantras 108 fois. Réf : Gralon

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Pour l’instant, mon mantra préféré est le Gayatri mantra.

Om Bhur bhuvah svahah
Tat savitur varenyam
Bhargo Devasya dheemahi
Dheeyo yonah prachodayaat.

Il me permet de méditer facilement pendant une trentaine de minutes tout en utilisant mon mala de 108 perles, un objet qui me permet de rester 2 fois plus concentrée sur ma méditation et ça marche, car je n’arrive absolument pas à penser à autre chose (c’est déjà assez compliqué de chanter en sanskrit tout en se promenant avec le doigt sur son mala… Très fort celui qui arrive encore à penser à sa déclaration d’impôt juste derrière…). Pour bien prononcer les mantras, j’écoute Deva Premal qui a vraiment une voix magnifique.

Étant une grande amoureuse des pierres semi-précieuses, j’en ai un en améthyste, un en magnésite et un autre en obsidienne et œil de tigre. J’en ai un dernier en bois de santal. Je les utilise non seulement pour la méditation mais aussi comme bijoux de tous les jours car ils se portent soit en bracelet, soit en collier (4 utilisations pour un si petit objet grâce, en plus, aux bienfaits de la lithothérapie !). En méditation, le mala sert à compter le nombre de fois où l’on récite notre mantra puisque chaque perle représente une répétition. Mais pourquoi 108 ? 

Dans les Upanishads il est dit qu’une personne respire 21′600 fois par jour. Ce nombre est divisé en deux parties, le jour et la nuit. Ainsi, pendant le jour, on respire 10′800 fois et la nuit 10′800 fois aussi.

La répétition de Mantra, idéalement, devrait se pratiquer mentalement à chaque respiration, Mais il n’est pratiquement pas possible de chanter le nom de Dieu durant chaque respiration. C’est pourquoi il faudrait le chanter au moins 108 fois.

Il est dit que chaque fois que l’on chante un mantra, ses fruits sont multipliés par 100. Ainsi, répéter le mantra 108 fois est en réalité égal à 10′800 fois…

Dans la symbolique des chiffres :

1 représente Dieu ou l’Unité,
0 représente le vide ou l’accomplissement de la pratique spirituelle,
8 représente l’infini ou l’éternité.

Réf : Yogamrita

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Corrida bulloise 2017

La Corrida bulloise était ma toute première course de CàP. C’était il y a un an et je m’étais fixé le but, en commençant à courir, de participer à cette course. C’est donc également symbolique pour moi.

En ce moment, j’ai un peu peur de courir à cause de ma tendinite du semi-marathon de Lausanne car au bout de 3 km, la bandelette se réveille et pendant 2 jours, je ne peux plus descendre les escalier sans serrer les dents (ou en le faisant en marche arrière…).

Déjà, je n’étais vraiment pas motivée à y aller. Il faisait super froid et en plus, la course était à 19h. Encore une fois, je serais sans supporter et j’avais 1h de voiture à faire. Mais bon, c’était l’occasion de tester mes nouvelles Glycerin et de voir si ma bandelette me ficherait la paix après ma séance d’ostéo.

Le départ est donné et je pars tranquille. Les 3 premiers tours se passent sans trop de problème. Mais évidemment, un peu avant le 3e km, mon genoux se réveille. La douleur va crescendo jusqu’à la fin du 4e tour où la douleur devient vraiment pénible. Je commence à boiter et parfois, je me prend des coups d’électricité quand je passe sur une irrégularité de la route. La descente est une torture. J’hésite vraiment à abandonner pour la première fois mais je tiens bon. J’essaie de garder le rythme jusqu’au bout, même si j’ai l’impression de me faire remonter par beaucoup trop de monde…

Après la ligne d’arrivée, je commence à marcher et la douleur est pire… J’essaie tant bien que mal de faire mes étirements mais bon, le mal est fait. En allant chercher mon sac à la consigne au 1er étage des Halles, j’ai toutes les peines du monde à redescendre l’escalier. C’est reparti pour une semaine de repos… ou plus… Et tout ça avec une course de 42 km dans 5 mois…

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Curieusement, c’est la première course où je n’ai pas mal aux pieds et pas de cloque… Pourtant, j’avais des chaussures flambant neuves 😀

Bilan de la course plutôt sympa malgré le fait que je traînais la patte sur les 3 derniers km. J’ai explosé mon record personnel au niveau de ma vitesse moyenne en dessous des 5,30 min/km et une moyenne de 11,5 km/h au lieu des 10 habituels, ce qui m’a permis de grappiller 3 minutes à mon temps initialement prévu. 3 minutes, c’est pas grand chose pour les coureurs confirmés mais c’est juste inimaginable pour moi avec une tendinite censée pourtant me ralentir 🙂

Donc malgré la douleur, bilan très positif 😀 Je progresse gentiment au niveau de mon rythme. Je suis encore loin derrière les meilleures mais il y a quand même de petites améliorations 🙂

Vacances autour des lacs #3 Thoune

Une magnifique virée dans l’Oberland bernois autour d’un lac magnifique entouré de paysages splendides ! Même s’il faisait super froid, je ne regrette pas cette belle sortie ensoleillée, rien à voir avec la journée d’hier et son vent pénible.

Petite crevaison au 40e rapidement résolue.

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Bref, super contente de cet entraînement, 2 jours après une grosse migraine qui m’a de nouveau transformée en légume 😦 Ainsi s’achève mon vélo sur route pour cet hiver, en vue de la préparation du marathon de Zurich dans moins de 6 mois 🙂

Vacances autour des lacs #2 La Gruyère

Pour ce deuxième tour, je profite de la température un peu fraîche pour mettre à l’épreuve mes nouveaux vêtements d’hiver. J’ai misé sur du Craft (une marque que j’apprécie particulièrement pour sa qualité) et du Pearl Izumi et je n’ai vraiment pas été déçue .

 

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Vive le photochromique 🙂

Une journée idéale pour se rendre en Gruyère, la région du véritable et authentique Gruyère.

Un magnifique tour, plus vallonné cette fois-ci que la Vallée de Joux, mais toujours dans le confortable. Un tour parfait pour admirer les magnifiques paysages de cette superbe région.

Mes douleurs au genou gauche ont complètement disparu et j’étais en super forme. Je vais pouvoir bientôt remettre mes chaussures de CàP 😀

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Vacances autour des lacs #1 Vallée de Joux

Première balade de mes vacances au bord des lacs. j’ai choisi, pour cette première sortie vélo de récup après le semi-marathon, le tour du lac de Joux. C’est assez plat et c’est pas très long.

Après une petit séance de piscine et avec un genoux encore douloureux, le vélo est une super alternative pour se remettre gentiment en route 🙂

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Semi-Marathon de Lausanne 2017

Une année après avoir fait le 10 km en Nordic Walking, je boucle le tout premier semi-marathon de ma vie. La plus longue distance que j’ai parcouru à ce jour (en fait, j’avais jamais dépassé plus que 17 km…).

Après une semaine plus que pluvieuse physiquement et psychologiquement, il faut croire que la roue de la malchance a tourné. J’ai super bien dormi la veille, aucun stress en vue (j’avais préparé toutes mes affaires en avance). Le matin, je me réveille tranquillement, le départ étant fixé à 14h06. Je prends mes deux tartines de beurre salé et mon gros choki au lait de riz. Je respecte les 3 heures sans manger avant la course en faisant un risotto aux courgettes que je mange à 10h. La météo indique qu’il va pleuvoir durant toute la course. Du coup, je ne courrai pas avec le t-shirt des 50 ans du service de néonatologie du CHUV qui a sauvé la vie de ma fille à sa naissance et j’en ai gros sur le cœur. Tant pis, je le porterai pour mon marathon de Zürich, cela me donnera une force et une motivation supplémentaire pour tenir jusqu’au bout.

A 11h, départ pour Lausanne. J’avale un verre d’eau et 2 gélules de charbon végétal histoire de prévenir les éventuels problèmes intestinaux. Waze m’indique qu’il y a des bouchons à Ouchy. Ok, je vais me parquer près de mon boulot, je prendrai le métro pour descendre tranquillement. Dans le train, je mangeaille quelques noix de cajou durant le trajet et c’est là que je commence à me demander dans quels sales draps je me suis encore fourrée. Le trajet entre Lausanne et La Tour me semble étrangement long (et le train roule vite…). Je vois les marathoniens qui sont entrain de boucler les derniers 21 km jusqu’à Lausanne, ceux que je vais faire.

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Non, je ne suis pas stressée !

Arrivée à La Tour-de-Peilz avec un soleil qu’on n’attendait pas. Il faut dire qu’il fait 10 °C et qu’il y a un chouette vent sympa. Le ciel est toutefois hyper menaçant. Je donne mon sac au camion.

15 minutes avant les premiers départs, je pars faire mon petit footing d’échauffement de 10 minutes. Là, je commence à avoir les boules. 21 km, c’est une distance que je ne connais pas. J’essaie de me dire que Morat-Fribourg était plus difficile mais la tension monte quand même. Je rigole avec un policier motard pour essayer de détendre l’atmosphère. En gros, j’ai comme l’impression que je me suis plantée de course 🙂 Ici, on se prépare pour un semi !

Mon bloc des 2h10 (c’est le temps que je m’étais fixé pour mon premier semi) s’avance gentiment vers le départ. Le vent est glacial à tel point que je sers d’abri à une autre coureuse en simple t-shirt. Il commence à pleuvoir. J’ai carrément mal pour ceux qui sont en t-shirt. Le départ est donné et c’est parti. Au bout de 10 minutes, la pluie s’arrête complètement. C’est agréable. Les 8 premiers km sont passés très vite.

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Après, ça se complique. Déjà, contrairement à ce que je croyais, ce semi n’est pas plat… Ça grimpe régulièrement, en légère pente certes, mais longtemps. J’ai l’impression qu’à partir du 10e km, ça n’avance plus ! Certains coureurs ont déjà dû abandonner et sont récupérés par un bus de la protection civile pour être rapatriés à Lausanne. Quant à moi, je fais le yoyo avec mon meneur d’allure en dépassant et en me faisant dépasser. Ce n’est qu’à partir du 13e que je décide d’arrêter mes bêtises et de me mettre juste dans les baskets du meneur qui a finalement un rythme qui me convient parfaitement. Je m’arrête à chaque ravito (organisation au top !), je n’ai aucune douleur aux pieds (ce qui est exceptionnel) et pourtant…

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Au 15e km, je ressens une vive brûlure à mon gros orteil droit. Je suspecte une vieille cloque de Morat d’avoir pété. Pendant 5 bonnes minutes, je sers les dents sur la douleur tout en maintenant le rythme des 10 km/h. La douleur se fait vite oublier grâce à mes mollets qui prennent la relève. Il reste 3 km à parcourir mais même en sachant que je viens d’en faire 18, je sens mon mental qui lâche. Je me concentre sur le drapeau du meneur. J’ai l’impression de traîner mes jambes à chaque foulée.

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Mon prochain job : Mannequin pour pieds chez Loubou…

Au dernier km, je me demande comment je vais pouvoir terminer les 42 km de ma prochaine course prévue précisément 6 mois plus tard. Je suis au bout de ma vie. Je regarde les 2h10 marqués sur le drapeau du meneur. Ça fait 2 heures que mon cœur et mes poumons sont à plein régime. 600 m ! Je vois l’arrivée ! Je l’ai fait ! Enfin pas encore… Horrible ces 600 derniers mètres avec l’émotion qui commence à monter et cette douleur aux jambes. Les gens nous encouragent mais je suis ailleurs. Je suis à nouveau prise par une sorte de crise d’asthme. Je respire difficilement et je dois boire pour retrouver une respiration normal, fichue émotion ! C’est encore pire quand je vois mon chéri et ma poulette au bord de la route. Ils me font un énorme sourire mais j’ai cette émotion qui ne me lâche plus. Je passe la ligne d’arrivée en 2h08’36 et je me mets à marcher.

J’ai 6 mois pour faire le nécessaire. Abandonner le vélo provisoirement et me concentrer sur la course à pied. Mais je suis semi-marathonienne 😀 Je suis heureuse et fière de moi ! Quel bonheur de retrouver ma petite famille au bord du lac. Je fonds en larme, des larmes de joie et de fatigue, et ma fille qui me fait des gros câlins pour me réconforter ❤ C’est ça, le bonheur !

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Morat-Fribourg

C’est en officiellement 1h51’54 » que j’ai clôturé cette course qui pour moi, a probablement été la plus dure de la saison 2017. Elle me terrifiait.

Je n’avais jamais couru plus de 14 km d’affilé de ma vie… Donc autant dire que niveau entraînement je partais léger. Dans ma tête, je me disais que c’était juste 7 km de plus que les 10 km que j’ai l’habitude de courir… Faudra juste ramer un peu plus 🙂 Et ça n’a pas manqué.

Cette fois, j’ai été plus ou moins pro dans ma façon de me préparer entre la veille et le jour-même. Durant la semaine et à cause de mes mollets fragiles, j’ai fait uniquement des petites sorties vélo pour maintenir une petite activité physique mais loin de moi l’idée de m’entraîner comme un bourrin pour cette course où je voulais surtout passer la ligne d’arrivée la tête haute.

La veille, je commence pourtant à ressentir le stress de cette course qui m’a toujours impressionnée. L’année passée, quand je l’ai faite en Nordic, je m’étais promis de la faire en courant l’année suivante. C’est LA course qui m’a donnée envie de me mettre au running, alors c’est une course très symbolique pour moi. Donc demain, cela fera précisément une année que je me serai mise à la course à pied qui m’aura permis de perdre plus de 12 kilos en 9 mois.

Pour la première fois, j’ai respecté les 3 heures de digestion avant une course donc réveil à 6h30 (le départ était vers les 10h30). J’ai fait le forcing sur le petit dej, moi qui n’aime pas trop manger le matin : 3 dl de chocolat froid au lait de riz, le jus de 2 oranges pressées et 2 tartines (pour moi c’est juste énorme).

Mon sac Camelbak et sa poche d’1 litre est prête. J’y avais rajouté 2 gels Sponser Liquid Energy, 2 paquets de pâtes de fruits et une barre protéinée, on sait jamais… Au final, j’ai utilisé uniquement les gels et un délicieux morceau d’orange gracieusement offert par des habitants le long de la route.

Comme avant chaque course et quand bien même je sais pertinemment que j’y vais juste pour le plaisir de franchir la ligne d’arrivée, ma vessie souffre d’hyperactivité aigüe. Je vais aux toilettes 5 fois en 1 heure. Et comme cette fois, je fais bien gaffe de suffisamment m’hydrater avant la course, je bois, je bois… Avant le départ, il faut encore y aller mais les toilettes sont prises d’assaut… donc c’est avec la vessie hyper stressée et à nouveau pleine que je dois prendre le départ…

Le départ est donné, le premier km se passe nickel, je le sens bien et surtout, j’ai bien enregistré qu’il y a 17 km à courir donc j’y vais aux sensations, je ne force absolument pas. Je ne dépasse pas, je ne fais pas d’autoallumage, je suis pépère. Puis arrive la première montée, un chouilla éprouvante mais ça passe.

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Le dénivelé de Morat-Fribourg

Puis c’est le drame, environ 2,5 km sur une côte qui te fusille les jambes. LA grosse côte de Morat-Fribourg, celle qui va bien te plomber ton mental de petit runner du dimanche trop optimiste. C’est sur cette partie de la course que je me suis demandée qu’est-ce que je faisais là. J’ai cravaché mon mental pour qu’il m’emmène en haut de cette côte. Pas question d’abandonner ! Vers le 7e km, ma vessie n’en pouvant plus, j’oublie ma dignité et prends un chemin qui part dans une forêt et cherche un endroit suffisamment caché pour baisser mon pantalon (donc officieusement, j’ai fait ma course en 1h45 sans la pause pipi 🙂 ) J’étais tellement au bout de ma vie que je n’ai pas remarqué l’autre coureuse postée 10 mètres à côté de moi. Je retrouve le peloton avec un peu de poids en moins 🙂 A partir de ce moment-là, la course prendra un rythme normal.

A Courtepin, la course fait déjà ses premières victimes. Heureusement les secours sont là, l’organisation est au top. Les spectateurs qui me tendent la main suffisent à me redonner de l’énergie. Quand arrive le 10e km, je retrouve la pêche, une bouffée de joie, on a fait plus de la moitié ! Ce seront pourtant les 7 derniers km les plus durs. De belles montées, un mal de tête qui commence sous le soleil (j’avais pas prévu de casquette…) mais surtout, une cheville qui a tendance à se bloquer et à me faire mal. Tous les 2 km, je m’arrête en boitant pour la faire craquer puis repartir à nouveau sans douleur et rebelote…

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On passe le panneau du 14e km et là, on voit Fribourg après le passage au-dessus de l’autoroute, nouvelle bouffée de joie mêlée à une forte envie de pleurer tellement je ne pensais pas y arriver. L’émotion qui me submerge me coupe la respiration, il faut que je me calme. je marche une nouvelle fois (jamais autant marché sur une course…) pour reprendre  mon souffle. Ils sont vraiment longs ces 3 kms dans une sorte de zone commerciale. Le plus dur sera le dernier km avant l’arrivée, en montée. On tient bon, on fouette la machine une dernière fois et on passe cette mythique ligne.

Trop magnifique ! Je suis super fière de moi. Bilan extrêmement positif pour cette course que j’espérais réaliser en moins de 2 heures et qui était un excellent entraînement pour le semi de Lausanne.

Tour du lac de Neuchâtel et initiation au cyclo-cross

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Première grosse sortie en vélo ! L’occasion pour moi de tester une boisson protéinée bio et vegan délicieuse que j’ai trouvée à la Coop de la marque Nu3. Je ne suis partie qu’avec ça et un morceau de tresse. Autant dire que je suis partie juste, peut-être un peu trop…

Cette grosse sortie était également l’occasion de tester les gels que j’utiliserai pour Morat-Fribourg et le semi-marathon de Lausanne. J’ai utilisé les pastilles High5 Zéro pour ma boisson isotonique ainsi qu’une gourde d’eau pure. J’utilisais les deux à chaque fois que je buvais. Pendant la première heure, je n’ai utilisé que cela. J’étais tellement euphorique de cette sortie vélo qui se passait à merveille que j’ai complètement oublié de m’apporter les premiers apports glucidiques. Des petits maux de tête se sont fait ressentir me rappelant que je ne devais pas griller toutes mes cartouches sur les premiers 30 km. J’ai donc fait appel à mon gel Sponser Liquid Energy.  Je ne sais pas si c’est psychologique ou que c’est vraiment très efficace mais au bout de 20 minutes, je n’avais plus aucun mal de tête et je me sentais fraîche comme si ma sortie venait de commencer. Je déteste tout ce qui est chimique et je ne suis pas une grande fane de tous ces sucres modifiés mais je dois avouer que ce jour-là, ils m’ont été d’une aide très bénéfique. Le gel Sponser est très bon. Il n’a pas d’arôme spécial, un peu comme avaler des cuillères de sirop d’agave. Ce n’est vraiment pas mauvais, surtout quand on le fait passer avec de l’eau. Approuvé et donc, adopté. Il sera sans conteste dans mon attirail pour mes prochaines grosses courses. J’ai également mangé des pâtes de fruits trouvées également chez Athleticum. Délicieux ! J’ai moyennement apprécié la barre PowerBar. Je continuerai donc avec mes pâtes de fruit et le gel Sponser. Comme je suis friande de noix de cajou et d’abricots secs, je remplacerai donc facilement ces barres.

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4h40 pour 93 km, c’était plus en mode tourisme qu’autre chose. Je n’ai pas les jambes d’une cycliste aguerrie mais je suis plutôt contente de mon résultat. D’autant plus que mon itinéraire était parsemé de plusieurs km de chemins de terre et de cailloux qui m’ont un peu empêchée de maintenir une cadence normale. Les VTTistes et les randonneurs me regardaient d’ailleurs un peu bizarrement 😀

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